L’épidémie qui frappe notre pays est tragique pour nombre de nos compatriotes : ceux qui succombent à la maladie et ceux qui voient partir un de leurs proches. Des soignants se dévouent avec un courage admirable pour apporter les soins indispensables, malgré la modestie des moyens dont ils disposent. Des citoyennes et des citoyens sont confinés chez eux. Si l’on veut s’exprimer sur ce terrible sujet, la compassion, le respect, l’admiration, ainsi que la réserve, sont de mise. Mais la réflexion n’est pas interdite, la critique non plus. La décision gouvernementale de confiner sévèrement la totalité de la population fait que nous sommes tous concernés, malades, soignants et bien portants, donc légitimes à exprimer ce que l’on pense.  

 

Votre serviteur n’est ni virologue, ni épidémiologue, ni médecin, ni élu de la République, mais a consacré trente ans de sa vie à la plus rigoureuse des disciplines scientifiques : les mathématiques pures. C’est à partir de cette rude école de la rigueur qu’il se permet de faire quelques remarques concernant la référence fréquente à la science, tant par des responsables politiques que de nombreux acteurs du monde médiatique. Le processus qui a conduit à la décision de confinement de la population française pour une durée indéterminée relève-t-il d’une démarche scientifique ? Je voudrais montrer que non.

 

Il y a des divergences dans la communauté scientifique et politique.

Depuis les premières apparitions du virus et de la maladie qu’il provoque chez certaines personnes, divers spécialistes et politiciens se sont exprimés, et non des moindres. Or leurs propos montraient, et montrent encore, de profondes divergences, des ambigüités et des incohérences. Leur liste étant trop longue, citons-en trois caractéristiques :

La professeure Agnès Buzyn, éminente hématologue à la carrière impressionnante, déclare avoir averti le Président de la République le 11 janvier et le Premier ministre le 30 janvier de l’imminence d’une épidémie justifiant le report des élections municipales. (Le Figaro)[i]. Or elle était à l’époque ministre de la santé et n’a rien fait, sauf démissionner pour se présenter… aux élections municipales.

Un match de football s’est déroulé le 26 février à Meyzieu, dans la métropole lyonnaise, sur injonction du ministre de la santé Olivier Véran, malgré les protestations argumentées du maire Christophe Quiniou (LCI)[ii]. Récemment, la polémique est revenue, un médecin lyonnais indiquant avoir des preuves de la corrélation entre la tenue de ce match et le démarrage de l’épidémie en région lyonnaise (ce qui n’est pas aberrant) alors que l’ARS prétend le contraire. (RTL)[iii]

 

La plus spectaculaire divergence est la controverse qui fait rage sur l’utilisation thérapeutique de l’hydroxychloroquine. Elle prend naissance avec la décision d’utiliser cette molécule, prise par le professeur Didier Raoult[iv]. Il est soutenu par de nombreux  médecins, comme le Dr Nadal (le quotidien du médecin)[v] ainsi que le maire de Nice et d’autres personnalités politiques[vi]. Une pétition, initialisée par le Dr Eric Menat,  a été lancée par d’autres médecins pour demander la possibilité d’utiliser ce traitement[vii],. Une autre a suivie, à l'initiation de professeur et ancien ministre Douste Blazy. Parmi ses détracteurs les plus farouches figure « la scientifique Karine Lacombe » (RTL[viii]), cheffe du service infectiologie de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Elle n’a pas la carrure internationale du Pr Raoult mais est tout de même cheffe de service à Paris. En outre, elle est la coqueluche des plateaux de télévision, et même invitée le 2 avril sur le plateau de la première chaine de télévision de France, pour questionner le premier ministre (le Parisien)[ix]. (On se demande au passage pourquoi elle n’est pas restée chez elle). L’équilibre entre ces deux spécialistes, médecins et scientifiques serait donc honnête s’il s’agissait d’un match de boxe ou de tennis. Mais il s’agit d’une maladie grave et de l’avenir de notre pays. Le fait que des représentants de la science et de la médecine soient à ce point en désaccord (le Dr Lacombe dit avoir reçu des menaces de mort – RTL[x]) a de quoi inquiéter.

 

Je n’ai aucune compétence pour trancher le débat  et suivrai Aurélien Marq (causeur) [xi] dans son analyse. Je veux simplement souligner que la « communauté scientifique » n’est pas du tout unanime et que la science, dans son état actuel, n’est pas capable de démontrer qu’il existe une réponse infaillible, ou du moins extrêmement sûre, à l’épidémie Covid 19. La science balbutie et on ne saurait le lui reprocher. Elle le fait depuis toujours et, petit à petit, elle avance et finit le plus souvent par transformer les questions en certitudes. Celle de la quadrature du cercle, posée des siècles avant JC, n’a été résolue qu’en 1882 avec la démonstration, par Lindemann, de la transcendance du nombre p. L’héliocentrisme et la structure cellulaire du système nerveux sont passés par des années de controverse houleuses et parfois cruelles avant d’aboutir à une certitude. De très grands savants comme Camillo Golgi ou David Hilbert ont dû « manger leur chapeau » lorsque leurs hypothèses se sont révélées fausses. Ce n’est pas grave, la science avance aussi à travers ses erreurs. Mais si vous demandez à n’importe quel physicien du monde la valeur de l’accélération de la pesanteur, il vous répondra invariablement : 9,806 65 m s−2. Vous obtiendrez la même unanimité avec la composition du Soleil, la structure du système nerveux et la composition de l’acide désoxyribonucléique. Rien à voir avec les approximations, incohérences et querelles de sommités auxquelles nous assistons actuellement.

 

Les modèles mathématiques en épidémiologie.

Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la modélisation mathématique, nous décrit, avec honnêteté et rigueur, le fonctionnement de son travail de chercheur et de ses limites : « il ne s’agit que de modèles mathématiques, qui supposent de simplifier la réalité. Nos calculs supposent par exemple que, mis à part pour l’âge, tous les individus réagissent pareillement à l’infection, ce qui n’est à l’évidence pas le cas. Ils supposent que tout le monde est en contact avec tout le monde, ce qui n’est bien sûr pas le cas non plus ». (Médiapart, 5 avril [xii]). Le mathématicien explique très bien que son modèle est sûr, mais que les résultats dépendent d’un paramètre fondamental, noté R0, nombre de personnes possiblement contaminées par un individu porteur. Il reconnaît que ce coefficient est très difficile à connaître précisément ; il l’évalue à « environ 3 » ; son collègue Jean-Stéphane Dhersin l’évaluait récemment à « 2,5 environ. » (Le Journal du CNRS).

 

Face à ces incertitudes, divergences et contradictions, il n’était pas possible d’avoir une réponse scientifiquement indiscutable. C’est au politique de prendre une décision et, comme l’exprime Aurélien Marq il ne peut se défausser sur un quelconque comité scientifique [xiii]. La direction politique de notre pays a décidé de « confiner » les citoyens chez eux, leur interdisant de sortir sauf pour motifs jugés indispensables (ce qui est très difficile à définir scientifiquement), et punissant sévèrement ceux qui dérogeraient à cet interdit. Je voudrais montrer que cette décision ne répond pas du tout à l’esprit scientifique et contredit en outre une règle de la pratique médicale, prise au sens large.

 

La décision de confinement n’est pas scientifique, mais politique.

Appliquons à la décision de confinement les jugements que font les détracteurs du professeur Raoult. Il n’y a aucune preuve scientifiquement irréfutable que le confinement tel qu’appliqué en France aboutira à la fin de l’épidémie. Il faudrait, pour cela, si l’on suit ceux que Raoult nomme « les obsédés de la méthodologie », étudier sur un terme suffisamment long une population confinée, et la comparer à une population non confinée ; il faudrait en outre que les deux populations soient assez importantes et choisies avec une méthode aléatoire (randomisées comme on dit en franglais). C’est évidemment impossible a priori.  Il sera par contre possible de tirer des conclusions plus tard en comparant les diverses méthodes utilisées dans des pays différents, comme la Corée du sud, l’Allemagne ou la Suède, encore que ces diverses populations ne soient pas « randomisées ». L’honnêteté scientifique voudrait que l’on fasse cette étude, et que la conclusion soit publiée pour que le peuple puisse se prononcer.

 

Examinons plus en détail le processus décisionnel gouvernemental. Au départ, il repose sur une réalité mathématique : si l’on fait passer le fameux R0 en dessous de 1, le modèle mathématique prévoit l’arrêt de l’épidémie. Si l’on empêche les gens de se rencontrer, on fera sans doute baisser ce R0, dans une certaine mesure, que l’on ne peut pas prévoir. La décision du confinement, si son résultat n’est pas prouvable rigoureusement, n’est donc pas absurde, du point de vue épidémiologique. On pourrait la pousser plus loin encore et confiner chaque humain seul pendant vingt jours (voire quarante) pour ramener R0 à zéro ; on serait alors absolument certains qu’il n’y aurait plus de virus, … et plus beaucoup d’humains.

 

Mais le problème de cette décision, est qu’elle dépasse largement le cadre de l’épidémiologie et de la médecine, et c’est là que le bât blesse. Un des principes fondamentaux de la médecine est qu’une action médicale ne doit pas nuire (le fameux primum non nocere).  Je ne doute pas une seconde que ce principe a été appliqué par tous les soignants qui se sont courageusement occupés de malades, y compris bien sûr le professeur Raoult et les nombreux médecins qui le soutiennent. Mais le Président de la République et le gouvernement ne sont pas des soignants individuels. Ils ont en charge un pays, dans lequel des gens meurent tous les jours, et pas uniquement du Covid 19 (Le mois de mars 2020 a vu sa mortalité augmenter par rapport à 2019 de 1,44%) et surtout des gens qui vivent. Les - trop nombreux - décès dus à l’épidémie représentent à ce jour 0,01% de la population française totale. A titre de comparaison, durant la saison 2017/2018, la grippe saisonnière a duré quatre mois, durant lesquels « l’excès de mortalité attribuable à la grippe a été estimé à environ 13 000 décès tous âges confondus. Ces décès concernent pour 93% d’entre eux des personnes de 65 ans et plus » (GEIG)[xiv]. Les gouvernants doivent donc prendre une décision générale et pas seulement épidémiologique. C’est le « patient France » dont ils doivent prendre soin. Or la décision du confinement ne satisfait pas du tout au primum non nocere,  elle est au contraire extrêmement nuisible car elle va faire perdre au « patient » une quantité considérable de ses forces vives, donc l’affaiblir et le rendre plus fragile. Il n’est pas possible d’évaluer actuellement toutes les conséquences tragiques pour notre pays, mais on peut être quasi sûr qu’il y en aura, et que, malheureusement, certaines seront mortelles. Avant d’administrer le traitement de cheval qu’est le confinement intégral, les dirigeants auraient dû évaluer les nuisances potentielles (et beaucoup sont certaines) et comparer avec le bénéfice pour le « patient France ».

 

La sortie du confinement n’a pas été envisagée avant son entrée.

La preuve, a postériori, que cette évaluation n’a pas été faite au moment de prendre la décision, est que le confinement est prolongé et sa fin pose de gros problèmes, aux dires du premier ministre lui même (le 2 avril)[xv]. Pourquoi ? S’il est un point d’accord médical, c’est que l’incubation de la maladie, d’environ 7 jours n’en dépasse pas 14. C’est pour cela que le premier confinement était précisément de deux semaines. Mais, comme le note Samuel Alizon : « Si le confinement était parfaitement efficace, on se serait attendu à une inversion de la courbe des nouvelles hospitalisations au bout d’environ deux semaines,… ce ne semble pas être le cas » .[xvi] On se rend compte que ce confinement ne marche pas, alors on continue : la méthode est mauvaise, c’est la preuve qu’il faut persister à l’employer. Pourtant, Samuel Alizon, s’appuyant sur son modèle mathématique est clair : «  (le confinement) va-t-il arriver à saturation ? Si oui, quels seront les effets sur la mortalité, tant des patients atteints du Covid-19 que sur les autres patients, qui risquent par exemple de décéder faute de pouvoir joindre le 15 ? Et qu’en est-il de tous les effets délétères du confinement lui-même ? Nous n’en avons aucune idée précise. »( médiapart) [xvii]

 

Imaginez que votre médecin vous dise un jour : « vous êtes atteint d’une maladie qui peut devenir grave, voire mortelle, avec une probabilité de 0,3% à 2% selon votre âge. Mais si vous restez 14 jours bouclé au lit, vous serez guéri », et que, le 14ème jour il vous dise « en fait, il faut continuer, encore 14, peut-être plus, je ne sais pas vraiment. Et même après la fin de cette mise en quarantaine, je ne sais pas comment vous allez pouvoir sortir et retrouver la santé ». Que penseriez-vous de ce praticien ? Moi, je changerai illico ! C’est pourtant ce que nous dit le premier ministre : « la fin du confinement, c’est dans longtemps, et on ne sait pas encore comment on va faire, j’ai nommé des experts pour y réfléchir ». Il semble que ni lui, ni ses conseillers ne s’étaient posé la question avant : comment sortira-t-on de cette paralysie dans laquelle nous allons plonger le pays. Pas très scientifique, cela ! Il y a plus de 60 ans, des savants, ingénieurs et techniciens ont réalisé le rêve de Tintin et de beaucoup d’humains : marcher sur la lune. Ils n’ont pas attendu que Neill Armstrong et Buzz Aldrin aient mis le pied sur notre satellite pour se demander comment ils reviendraient. De même, une équipe médicale qui anesthésie un patient sait, avant de commencer, comment elle le réveillera. C’est cela une démarche appuyée sur la science.

 

Le confinement total de la population, avec répression pour ceux qui y dérogent, présente un autre inconvénient non scientifique : sa non-reproductibilité et sa non-généralisation. Autrement dit, il ne peut pas s’agir d’une nouvelle méthode (comme la vaccination par exemple) que l’on pourra utiliser plus tard dans d’autres cas proches de celui-ci. Il n’est évidemment pas envisageable de mettre un pays à l’arrêt pendant des mois chaque fois qu’un virus mutant apparaît. Ce sera donc pour une seule fois, dans le meilleur des cas. Or le premier ministre nous averti que, peut-être, il faudra recommencer dans quelques temps, admettant implicitement que le confinement pendant plus d’un mois n’est pas une manière sûre d’éradiquer la maladie. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est peut-être parce que les personnes confinées n’auront pas eu l’occasion de contracter le virus, de guérir et de faire barrière à la transmission. Il s’agit donc d’une impasse dans laquelle on s’est engagé en toute imprudence et en l’absence du minimum d’esprit critique, contrairement à ce qui se fait en science.

 

En conclusion, la décision de confinement ne peut donc pas se prévaloir d’être la conséquence d’une démarche scientifique. Il s’agit d’une décision politique – hasardeuse, je dirais même pifométrique -  prise par les gouvernants de notre pays. Ils doivent en assumer seuls la responsabilité.

 

Que fallait-il faire ?

On pourra me poser la question : que fallait-il faire ? Je n’y répondrai pas, n’ayant pas été mandaté pour (je n’ai pas été désigné par le peuple pour le faire). A la lecture de nombreuses publications, ainsi que de ce qui se passe dans d’autres pays, je peux toutefois proposer, avec prudence et modestie, ce qui me paraît cohérent avec la démarche scientifique et les règles de la médecine :

  1. Soigner les malades, en utilisant au maximum l’appareil médical, en particulier hospitalier que nous possédons. Avouer que cet appareil a été massacré par les décideurs, précédents et actuels, malgré les avertissements répétés des professionnels. Assumer que c’est à cause de cette dégradation que certains patients ne pourront peut-être pas être soignés, et non à cause des personnes en bonne santé qui auront dérogé au confinement, comme l’a prétendu le préfet Lallement (Médiapart)[xviii].
  2. Laisser des médecins faire leur métier en appliquant les thérapeutiques qu’ils pratiquent et leur semblent efficaces et sans grand danger, comme la chloroquine du Pr Raoult et des nombreux praticiens qui le soutiennent.
  3. Multiplier les tests et stimuler si possible leur production. Isoler les porteurs du virus détectés par les tests.
  4. Communiquer avec force à la population les gestes barrières qui sont efficaces et ne gênent pas. Eviter les grands rassemblements comme les matchs de football, surtout avec une équipe venant d’un pays où l’épidémie se développe.
  5. Et surtout, surtout, laisser tranquilles les gens bien portants. D’une part, ce sont eux qui font marcher la société, qui en a grand besoin en cas d’épidémie. D’autre part, si j’en crois les études scientifiques fiables, ce sont eux qui, par la lutte de leur propre système immunitaire, efficace dans 98% des cas, fourniront la meilleure barrière à la diffusion du virus, donc la fin de l’épidémie.

 

Une dernière remarque qui risque de choquer, ce qui est fréquent lorsqu'on garde une posture scientifique: si, face à un problème grave, on ne dispose pas d'une action dont on a pu prouver qu'elle aura des effets positifs importants et des effets négatifs faibles, il est préférable de ne rien faire. Agir pour dire que l'on a agi est peut-être possible en politique, pas en science.

 

 

 

 



[i] https://www.lefigaro.fr/politique/pour-agnes-buzyn-les-municipales-ont-ete-une-mascarade-au-regard-du-coronavirus-20200317

[ii] https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/ol-juventus-le-maintien-du-match-est-incomprehensible-dit-le-maire-de-meyzieu-7800159689

[iii]https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/ol-juventus-le-maintien-du-match-est-incomprehensible-dit-le-maire-de-meyzieu-7800159689

[iv] Président le la fondation Méditerrané Infection, directeur d’une unité de recherche sur les maladies infectieuses, professeur à l’université de la Méditerranée Aix-Marseille, dont il fut le Président, reconnu par de nombreuse récompenses comme le prestigieux Grand Prix de l’INSERM, autrement dit un savant de notoriété mondiale.

[v] https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/medicament/jai-pris-du-plaquenil-pendant-10-jours-un-medecin-suivi-le-protocole-controverse-du-pr-raoult-contre

[vi] https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/26/coronavirus-estrosi-boyer-vassal-la-droite-prend-fait-et-cause-pour-le-professeur-raoult_6034478_823448.html

[vii] https://www.petition-chloroquine.fr/

[viii] https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/coronavirus-karine-lacombe-menacee-physiquement-pour-s-etre-opposee-a-didier-raoult-7800359023

[ix] http://www.leparisien.fr/video/video-edouard-philippe-annonce-que-le-confinement-ira-probablement-au-dela-du-15-avril-02-04-2020-8293203.php

[x] https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/coronavirus-karine-lacombe-menacee-physiquement-pour-s-etre-opposee-a-didier-raoult-7800359023

[xi] https://www.causeur.fr/dr-raoult-coronavirus-chloroquine-174613

[xii]https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/050420/le-confinement-ne-fera-pas-disparaitre-l-epidemie?utm_source=20200405&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20200405&M_BT=1467502278993

[xiii] Aurélien Marq, op. cit.

[xiv] Groupe d’Experts et d’Information sur la Grippe http://www.grippe-geig.com/bilans-saisons-precedentes.html

[xv] Le Parisien, op. cit.

[xvi] op. cit.

[xvii] ibid.

[xviii] médiapart, op. cit.