ScienceCritique : Réflexions sur l'usage de la science

29 avril 2021

Vacciner les personnes très âgées est une escroquerie scientifique.

« Une famille landaise a porté plainte contre X pour "homicide involontaire" après la mort d'un septuagénaire qui avait été vacciné 12 jours plus tôt contre le Covid-19 ». (France info 24/04/2021) « Ce retraité âgé de 75 ans, habitant des Landes, n'avait aucun problème de santé lorsqu'il a reçu le vaccin Pfizer, d'après ses proches. »

Le duc d’Edimbourg, époux de la reine Elisabeth II, a été hospitalisé en janvier peu après être vacciné. Il est décédé le 17 avril à presque 100 ans.

Madame Marie-Claudine Fourrier était en janvier la doyenne du département de Saône et Loire, à l’âge de 110 ans. Le journal local titrait « Elle est en bonne santé ». Elle est décédée 5 jours après avoir été vaccinée.

Ces trois événements incitent à se poser une question : la vaccination de ces personnes a-t-elle provoqué leur décès ou contribué à le provoquer ?

Je ne peux faire de commentaire sur les aspects affectifs et juridiques du premier décès, ni sur les raisons qui ont conduit le mari de la reine d’Angleterre à se faire vacciner à plus de 99 ans, et très fatigué de surcroit. Je me bornerai à un regard scientifique sur le troisième événement : la vaccination d’une dame de 110 ans, qui décédera 5 jours plus tard. Cet acte est une aberration médicale et une escroquerie scientifique.

C’est une aberration médicale.

Un vaccin, comme un médicament, ne doit être  administré à une personne que dans son intérêt propre, après évaluation du rapport bénéfice/risque et recueil du consentement éclairé de la personne. Or une personne de 110 ans est fragile, elle peut décéder pour une cause très légère comme une chute, qui n’aurait aucun impact sur une personne jeune. La piqure et l’injection d’un vaccin sont des actes agressifs qui peuvent rompre l’équilibre précaire d’un vieillard. Le risque était donc important. Que dire du bénéfice pour une personne qui a peu de chances de contracter la maladie et a, par contre, une forte probabilité de décéder dans un avenir proche et ne profitera que très peu de l’éventuel bénéfice du vaccin. L’hypothèse que la vaccination ait contribué au décès de cette madame Fourrier est donc recevable, même si elle est difficilement prouvable.

C’est une escroquerie scientifique.

Lorsque l’on vaccine une personne très âgée, on sait à l’avance deux évidences : d’une part si elle décède peu après on pourra facilement dire qu’elle n’est pas morte des suites de la vaccination ; d’autre part si elle survit, on ne saura pas si le vaccin lui a permis de vivre un peu plus longtemps, et donc a été efficace pour elle. On sait donc, avant de faire ce geste, que l’on n’aura aucun moyen de vérifier sa pertinence et sa nocivité. C’est absolument contraire à la démarche scientifique qui exige, avant le début d’une action, que l’on annonce ce qui pourra permettre de dire que c’est un succès ou un échec. Lorsqu’on envoie un appareil pour se poser sur Mars, c’est clair : s’il atterrit (ou « amarsit »)  c’est un succès, s’il se crash c’est un échec.

Cette escroquerie se double d’une mauvaise foi évidente puisque ceux qui vaccinent, ou ordonnent le vaccin, savent parfaitement ce que je viens d’énoncer et qu’ils pourront par conséquent se dédouaner si la personne meurt et n’apporteront jamais la preuve de l’efficacité du vaccin si elle vit encore.

De quoi est décédée madame Fourrier ?

Sans la connaître, on peut donner la réponse : elle est morte de vieillesse, comme sans doute Philippe d’Edimbourg et d’autres grands vieillards que l’on a vaccinés. Lorsqu’on est si âgé, un rien peut provoquer le décès, et ce rien peut être une légère chute, une bouchée mal avalée, une contrariété, une piqure de guêpe, … ou de seringue. Les avoir vaccinés est une expérimentation sur la personne humaine, contraire à toute éthique médicale et toute rigueur scientifique.

On sait que la moitié des personnes déclarées mortes de la Covid19 en France l’an dernier avaient plus de 85 ans[i]. On peut donc, en reprenant le raisonnement précédent, douter que le virus soit la seule raison de leur décès.

Comparons donc ces deux affirmations, qui circulent un peu partout :

-       Une personne très âgée meurt, atteinte de la Covid19 : elle est  morte à cause de la Covid19.
-       Une personne très âgée meurt après vaccination : elle est  morte parce qu’elle est âgée.

On voit nettement qu’elles ne sont logiquement pas cohérentes l’une avec l’autre. L’attitude scientifique consisterait à traiter les deux cas de la même manière : la cause principale du décès est l’âge, le virus ou le vaccin n’étant que des causes additionnelles dont le caractère décisif est possible mais non prouvé.

Pourquoi a-t-on procédé à cette absurdité ?

A partir du moment ou l’on avait décidé de vacciner tout le monde et de le faire par ordre inverse de l’âge, il était logique de commencer par les plus âgés. Il devenait alors impossible de se poser la question essentielle avant chaque vaccination : cette opération est-elle vraiment profitable pour la personne que l’on va piquer, et uniquement pour elle ?

En science, lorsque on arrive à une absurdité à la suite d’un processus rationnel, c’est que le point de départ était faux. En mathématique, on utilise souvent ce genre de raisonnement appelé « preuve par l’absurde ».

Dans le cas qui nous intéresse, les prémisses qui ont conduit à la réalisation absurde sont essentiellement les deux suivantes :

  1. Il n’existe pas d’autre méthode que la vaccination pour répondre à la maladie Covis19.
  2. La vaccination doit être pratiquée sur toute la population selon l’ordre inverse de l’âge (les plus âgés en premier).

Le raisonnement précédent montre que ces deux prémisses étaient fausses, ce que beaucoup de personnes avaient exprimé dès le début, parmi lesquelles votre serviteur.

  1. Il y a d’autres manières de répondre à cette maladie. D’une part la plupart des gens la vaincront sans symptôme grâce à leur système immunitaire. Ensuite, pour ceux qui seront malades, il existe des méthodes thérapeutiques dont le rapport bénéfice/risque est excellent ; enfin le système hospitalier pouvait être stimulé beaucoup plus afin de répondre aux cas graves et éviter les décès évitables.
  2. Le principe de vacciner toute une population humaine est une erreur du point de vue méthodologique autant que moral. Toute action thérapeutique sur un être humain ne peut être faite que dans son intérêt personnel et en évitant toute nuisance inutile sur sa personne.

On ne traite pas des humains comme de simples éléments d’une population.

L’erreur fondamentale, depuis le début, est d’avoir appliqué à des humains des méthodes qui s’appliquent à des objets ou éventuellement à des populations animales. Un être humain est un sujet unique qui ne peut être réduit à un membre d’une population. Toute approche scientifique doit en tenir compte. Cela n’interdit pas de faire des études statistiques et démographiques ; leurs résultats seront utiles pour la connaissance des mécanismes humains. Mais lorsqu’on agit sur une personne, par exemple en injectant un produit artificiel dans son corps, on doit s’assurer de sa participation consciente éclairée et volontaire, en tant que sujet pensant et non en tant qu’objet d’étude ou d’expérience.  



Posté par ScienceCritique à 17:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]


18 février 2021

Il n’y a pas eu de forte sur-mortalité en France en 2020

En octobre 2020, au vu des chiffres disponibles, j’avais montré que la surmortalité annoncée comme conséquence de la covid-19 était sans doute exagérée[i].

Maintenant, alors qu’on dispose des chiffres réels des décès pendant l’année 2020, plusieurs études montrent qu’il n’y a pas d’explosion des décès, dus à l’épidémie, bien au contraire.

C’est ce qu’exprime le site covidinfo.net le 27 janvier :

« Même surmortalité en 2020 qu’en 2015 selon les derniers chiffres de l’INSEE : +7,3 %. L’espérance de vie 2020 est plus élevée que celle de 2015. »

De même le démographe Hervé Le Bras[ii] nous indique-t-il le 9 février sur BFMTV : « L'épidémie n'aura pas une incidence très forte sur la mortalité ».

L’étude la plus intéressante, est celle diligentée par mon amie Dominique Beudin[iii] dont je recommande la lecture sur son blog : « Analyse comparative de la mortalité en France de 2010 a 2020 ». Ce travail satisfait aux exigences de la science exacte : données sûres (celles de l’INSEE) démonstration rigoureuse, précisée en annexe, ce qui permet au lecteur de vérifier par lui-même la véracité de ce qui est avancé.

En étudiant la mortalité des dix années précédentes, cette étude montre que, comparée à la moyenne des années 2010…2019, et compte tenu de l’augmentation de la population, l’année 2020 présente en fait une sous-mortalité de 2 600 personnes.  Si l’on prend comme référence, au lieu de la moyenne, la seule année 2017, on obtient une sur-mortalité de 6 500 personnes ; celle-ci passe à 28 700 si l’on prend comme référence 2019, qui était une année peu mortelle.

L’auteure conclut :

« Les chiffres précédents sont à rapprocher de celui, annoncé par les autorités sanitaires, du nombre de décès dus à la covid-19, soit plus de 60 000. D’où peut venir cet excès variant entre 62 600 et 43 000 ? Les chiffres sur lesquels nous nous appuyons sont indiscutables et nos calculs, reproductibles, aisément vérifiables. On peut donc se questionner sur le décompte du nombre de décès déclarés  « covid-19 ». En effet, si la détermination du décès est précise (on est vivant ou mort) sa cause est beaucoup plus sujet à imprécision. Deux biais peuvent apparaître :

-       D’une part, une confusion entre « mort à cause de la covid » et « mort en présence du coronavirus responsable de la covid ».[iv]

-       D’autre part, pour beaucoup de personnes décédées très âgées, leur décès serait intervenu dans l’année en l’absence de pandémie covid-19.

-        

…l’hypothèse "60 000 personnes sont décédées en 2020, uniquement à cause de l’infection par le coronavirus covid-19" est invraisemblable. »

La manipulation des chiffres est-elle due à de l’incompétence, une volonté de dramatiser la situation pour justifier les mesures, ou à un véritable complot destiné à soumettre les peuples. Je ne peux pas trancher le débat par une argumentation scientifique mais, comme on dit dans les romans policiers : « on n’écarte aucune hypothèse ».

 



[ii] Chercheur émérite à l’INED (institut national d’études démographiques). Il a affiché une attitude très critique envers Didier Raoult.

[iii] Membre, comme moi-même, de l’association en formation ALARMeS, qui regroupe des mathématiciens professionnels et des personnes ayant une haute compétence en mathématiques. Cette association s’est donnée pour mission d’étudier de façon critique les publications faisant références aux mathématiques, en particulier utilisant des nombres.

[iv] Un document de l’OMS, intitulé « LIGNES DIRECTRICES INTERNATIONALES POUR LA CERTIFICATION ET LA CLASSIFICATION (CODAGE) DES DÉCÈS DUS A LA COVID-19 », précise que :« La COVID-19 doit être inscrite sur le certificat médical de décès pour TOUTES les personnes décédées lorsque cette maladie a causé ou contribué au décès, ou est soupçonnée de l’avoir fait. »

Posté par ScienceCritique à 20:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 janvier 2021

Perles pseudo-scientifiques.

Depuis le 9 avril 2020 où j’ai commencé ce blog, je me suis attaché à déceler les références à « la science » qui ne répondent pas à la rigueur scientifique. La période actuelle, depuis l’engouement pour la vaccination, a généré un grand nombre de perles pseudo scientifiques. Certains proviennent de personnes officielles et je citerai leur origine. Les autres ont été entendues au fil des conversations, ou en écoutant les chaines de télévision, la citation sera impossible, mais le lecteur pourra certainement trouver des références du même ordre. 

1°) Justifier la vaccination  parce qu’on est en présence d’un cataclysme mondial.

Par exemple, le docteur Willem[i], invoque « le risque d’être rattrapé par le virus qui terrorise l’humanité depuis douze mois et nous prive de plusieurs libertés. » Il développe ensuite tout un argumentaire très construit conduisant à une évidence : il FAUT se faire vacciner.

L’ennui est que ce raisonnement repose sur une prémisse fausse.

Officiellement, il y a eu  2,1 millions de morts de la covid19, depuis un peu moins d’un an (et probablement moins car ce chiffre indique les personnes décédées, porteuses du virus et non mortes à cause du virus) pour une population mondiale de 7,7 milliards, soit 0,027%.  Ajoutons que 93% avaient passé 65 ans. Si l’on rapporte ces chiffres à une ville de 6 000 habitants comme Prades, dont le maire est M. Castex, cela fait moins de 2 décès. Supposons que, l’an dernier, deux habitants de Prades de plus de 65 ans soient décédés  d’une nouvelle maladie ; je ne crois pas qu’on aurait fermé les bars, demandé à la population de rester chez elle et qu’on exigerait la vaccination de tous.

Précisons en outre que ce n’est pas le virus qui nous prive de liberté, mais les décisions politiques (justifiées ou non). 

« On a affaire à un virus diabolique et beaucoup plus intelligent qu’on ne le pense », nous dit le professeur Delfraissy  (bfmtv  24/01/2021 à 20:06.) Le président du « conseil scientifique » serait-il devenu démonologue ? Quelle définition nous donne-t-il de l’intelligence ? Un vrai scientifique qui s’exprime au nom de sa science se doit d’utiliser un vocabulaire approprié.  Mais dans cette interview à BFMTV, il s’agit bien plus de faire peur aux auditeurs, comme on le faisait autrefois en invoquant Satan, que de parler en scientifique.

Non, le nouveau coronavirus n’est pas un envoyé du diable pour terroriser l’humanité.

2) Argumenter que les vaccins, en général, ayant permis de faire régresser les maladies, il faut absolument accepter l’actuel.

Le professeur Alain Fischer a utilisé lui-même cet argument. Le très sérieux Journal International de Médecine, dans un article se questionnant sur l’obligation vaccinale cite François De Closets :

« Si les États avaient laissé les citoyens libres d’accepter ou de refuser l’injection, la menace variolique serait toujours présente et la vaccination resterait indispensable. » (JIM 23/01/2021)

Raisonnement typiquement faux, parce qu’il suppose que les vaccins sont parfaits, totalement efficaces et sans risque. Appliquons le raisonnement aux médicaments :

Les médicaments ont, globalement une efficacité indiscutable, donc il faut les accepter tous, comme le Médiator par exemple, et en toute circonstance. C’est évidemment faux : les excellents médicaments pour lutter contre l’hypertension sont dangereux pour les hypotendus, et les anti-inflamatoires proscrits pour les ulcères à l’estomac.

L’article cité note d’ailleurs un peu plus loin qu’il est absurde de comparer la variole et la covid. Autant comparer la dangerosité d’un tigre à celle d’un chat.

3) Culpabiliser les personnes qui n’envisagent pas de se faire vacciner en les traitant d’égoïstes.

C’est le fameux « faites-le pour les autres ». Indépendamment de la question morale, cette position pose deux questions scientifiques :

D’une part, elle considère le groupe humain (le pays) comme un troupeau uniforme dont les individus n’ont pas d’intérêt propre. Cela peut s’appliquer à un ensemble d’objets, à la rigueur d’animaux comme pour la vache folle. Mais ce n’est pas acceptable dans une science dont l’objet est l’être humain. On connaît l’influence immense de la conviction du patient pour que le traitement, ou le vaccin, soit efficace.

Il faudrait être sûr que la vaccination bloque la contagion, ce qui n’est pas le cas, de l’aveu des concepteurs des vaccins type Pfizer, et du professeur Fischer. Sur le site Atlantico, le biologiste Claude Alexandre Gustave va plus loin et affirme :  « ni la vaccination, ni un nouveau confinement ne nous sauveront du Covid dans les mois à venir ». 

4) Prétendre que les personnes ne souhaitant pas se faire vacciner n’ont en fait pas compris, et qu’elles changeront d’avis lorsqu’on leur aura expliqué.

C’est ce que dit, avec une grande clarté Alain Fischer dès le mois de décembre : « Que 50 % de la population exprime des doutes sur la vaccination, je considère que c'est légitime, compte tenu du contexte de grande nouveauté dans le développement de ces vaccins. Mais notre responsabilité collective c’est qu’on réponde à ces hésitations pour que les gens puissent à nouveau réfléchir de façon informée et dans ce contexte-là accepter cette vaccination »,  (La voix du nord 12/12/ 2020)

La fin de la citation est claire : les gens qui doutent se feront vacciner quand ils auront compris. Fischer parle comme un professeur de physique qui constate que ses étudiants n’ont pas compris le mouvement des planètes, mais pigeront lorsqu’ils auront travaillé la question. Sauf que les effets du vaccin n’ont pas du tout le même caractère scientifique que les lois de la gravitation. 

5) Utiliser l’argument d’autorité « les scientifiques ».

« Les scientifiques estiment qu'il faut confiner le pays rapidement. Mais le nombre de cas n'est pas aussi élevé qu'au moment du deuxième confinement ». Les écho 25 janvier

On a entendu jusqu’à la nausée cette référence aux « scientifiques » prononcée comme un mantra. Or il n’y a aucun consensus dans la communauté des scientifiques reconnus pour leur compétence dans le domaine. Rappelons au passage que la médecine est une discipline (fort utile) utilisant des données scientifiques mais n’est pas une science.

J’arrête ici pour aujourd’hui, mais il y a encore beaucoup de perles à trouver. Malgré la catastrophe qui découle de la mauvaise utilisation de la science, il peut être distrayant d’en rire.



[i] Médecin qui s’est beaucoup intéressé aux médecines « naturelles ».

Posté par ScienceCritique à 10:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 janvier 2021

Pourquoi un raisonnement scientifique me conduit à ne pas solliciter de vaccination covid19.

 

Vas-tu te faire vacciner ? On m’a plusieurs fois posé la question ces derniers jours. J’ai aussi été sollicité par mel pour répondre à la question : pour ou contre le vaccin ? (il fallait répondre par « oui » ou « non ».) J’entends sur les chaines de télévision qu’il y aurait deux catégories de français : les pro-vaccin et les anti-vaccin, le but du gouvernement et des médias étant de faire diminuer la deuxième catégorie jugée trop nombreuse.

Ces questions tranchantes à réponse binaire sont beaucoup trop simplificatrices du phénomène vaccinal tel qu’il se présente actuellement.  

Il y a en fait toute une cascade de questions imbriquées les unes dans les autres :

  1. Les vaccins sont-ils utiles et si oui, présentent-ils des dangers ?
  2. Les vaccins que l’on nous propose actuellement contre la maladie covid19 présentent-ils un intérêt et si oui, lequel ?
  3. Le gouvernement doit-il rendre ce vaccin obligatoire pour tous les français, et, à défaut, imposer certaines restrictions à ceux qui ne seront pas vaccinés.
  4. Vais-je demander à être vacciné, vais-je refuser si on me le propose ou me l’impose.

Je vais essayer d’y répondre, en gardant l’esprit scientifique auquel je me suis référé sur ce blog.

1°) «  Jenner invente la vaccination, Louis Pasteur invente le vaccin » [i]. Le principe utilisé lors de la vaccination est parfaitement clair du point de vue scientifique et les résultats obtenus en terme de santé sont suffisamment probants pour que la réponse à cette première question soit « oui ». On ne peut pas pour autant éliminer les risques que représente la vaccination. Il est donc toujours nécessaire d’évaluer le rapport entre les effets positifs et les éventuels effets négatifs, comme d’ailleurs pour les médicaments. Pour la plupart des vaccins obligatoires contre les grands fléaux, les avantages pour la personne vaccinée sont très nettement supérieurs aux éventuels inconvénients. En outre, le développement de la vaccination participe à la régression de la maladie, jusqu’à son éventuelle éradication.

 

2°) Il n’en est pas de même pour les actuels vaccins contre la covid19, tels qu’ils nous sont décrits.

La maladie covid19 n’est pas grave du tout. Son taux de létalité avoisine 0,05%, contre plus de 50% pour la fièvre jaune, par exemple, contre laquelle il existe un vaccin très efficace.  Les personnes infectées par le virus peuvent ne pas être malades, ou être incommodées pendant un temps court. Les formes plus graves conduisent très rarement – voire jamais - à la mort chez des sujets en bonne santé, et pas trop âgés. La surmortalité est faible, et la perte d’espérance de vie de la population extrêmement faible, comme je le montrais dans un précédent article[ii].

 

Les vaccins actuellement disponibles, fabriqués en un temps record par les laboratoires, sont peu efficaces et présentent certains inconvénients, si l’on en croit  le très sérieux site Vidal.fr[iii], qu’on ne peut pas soupçonner d’être « anti-vaccin », concernant le vaccin Pfizer.

-       Le vaccin est efficace, « pour prévenir les formes symptomatiques légères à modérées de COVID-19, dans 52% des cas après une injection, et 95% après la deuxième injection, moins de deux mois après la première. »

-       On n’a pas démontré son efficacité pour les formes graves, ainsi que pour les personnes de plus de 75 ans (les plus susceptibles d’être gravement malades).

-       La toxicité (sic !) est « … plus intense chez les personnes de moins de 56 ans et après la seconde injection : fatigue, maux de tête, courbatures, frissons, douleurs articulaires, fièvre, etc. ». Ce n’est pas rien.

-       On ne sait rien sur « la durée de l’immunité conférée,… la protection des personnes les plus à risque de formes sévères, l’impact sur la transmission du virus par les personnes vaccinées, ou la toxicité à long terme. »

Le Vidal conclu avec un certain aplomb : « Si les données présentées semblent justifier une mise à disposition en urgence de ce vaccin, des études complémentaires seront rapidement nécessaires, ainsi qu’un dispositif de vaccinovigilance pour compenser le faible recul de l’étude C4591001. »

 

Autrement dit, il faut absolument mettre à disposition un vaccin peu efficace, ne protégeant pas les gens qui en ont besoin, légèrement toxique,  dont la durée de protection est inconnue dont on ignore s’il empêchera la contagion.

 

Concernant le vaccin Oxford-Astrazeneca,[iv] Vidal.fr est carrément sceptique dans son article s’intitulant : « rien ne sert de partir à point si c'est pour se perdre en route… ». Il est noté : « Aucune conclusion ne peut être tirée sur l’efficacité de [ce vaccin] chez les personnes âgées de plus de 55 ans ou souffrant de comorbidités (quasi absentes des essais analysés), ni envers la prévention des formes graves ou asymptomatiques, ni sur la durée de l’immunité conférée. »

 

Le Vidal n’est pas le seul a exprimer ces réserves. La présidente de la Haute Autorité de Santé, Dominique Le Guludec, l’a confirmé à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV ce 4 janvier. "Nous ne savons pas si ce vaccin [pfizer] empêche de transmettre le virus. (…) L’intérêt est d’arrêter la transmission, or aujourd’hui nous n’avons pas ces données. Nous ne savons absolument pas si le vaccin permet de ne pas être contagieux"[v].

Jean-Michel Pawlotsky, virologue de l'hôpital Henri-Mondor (Val-de-Marne), estime, quant à lui « qu’en théorie, un patient immunisé peut contaminer une autre personne. Mais dans les faits, c’est peu probable »[vi]. On ne peut pas trouver meilleur aveu de la non-scientificité du traitement de l’épidémie.

 

L’attitude scientifique, au contraire, conduit à différer l’utilisation de ces deux vaccins et à continuer les recherches pour augmenter les performances et la durée d’action et diminuer les effets douloureux. Il est urgent de prendre son temps.

3°) Compte tenu de ce qui précède, il est absurde scientifiquement de passer à une vaccination de masse obligatoire. Indépendamment des questions de droit, une telle obligation ne peut être justifiée que si l’intérêt pour les individus et pour la population est immense et clairement démontré, et les effets négatifs négligeables. Aucune de ces conditions n’étant réalisée, la réponse à notre troisième question est, évidemment : NON ! C’est d’ailleurs l’avis du président de la République tel qu’il l’a exprimé le 4 décembre 2020.[vii]

4°) Il est maintenant facile de répondre à cette question. Non, dans l’immédiat, je ne solliciterai pas d’être vacciné par les vaccins contre la codid-19 actuellement disponibles. Je m’opposerai à toute tentative d’obligation, directe ou déguisée. Si dans un avenir qui ne peut être proche, un vaccin mieux adapté est proposé et si je crains pour ma santé, je ré-examinerai la question. Je constate que je fais partie de la majorité des français, si l’on en croit un récent sondage Odoxa pour le Figaro « la population reste quand même en majorité réfractaire à la vaccination avec un taux de refus de 58 %. Soit une augmentation de 8 points par rapport au mois précédent ». Je note avec amusement le commentaire du président d’Odoxa, Gaël Sliman : «Chose incroyable, en France, plus les scientifiques censés vanter la vaccination parlent des vaccins, et moins les Français veulent se faire vacciner!».  Mais, non, M.Sliman, ce n’est pas étonnant ! Une majorité des français ont compris que les « scientifiques » qui vantent la vaccination ne suivent absolument pas un raisonnement scientifique. Une fois de plus, je constate avec satisfaction que le bon sens populaire résiste à la propagande prétendue « scientifique ».



[ii] ScienceCritique, octobre 2020.

[iii] Vidal.fr, le 10 décembre 2020. Je vous conseille de lire l’article lui-même.

[v] Cité par Femme actuelle

[vi] ibidem

Posté par ScienceCritique à 17:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 décembre 2020

Intermède poétique : Le temps d'avant confinement.

Chanson nostalgique, à écouter sur Youtube,

En hommage à Charles Aznavour et sa sublime Bohème.

 

Je vous parle du temps

MiniatureYoutubeD’avant confinement

Dont certains se souviennent.

La France en ce temps-là

Fleurissait ça et là

D’une joie citoyenne,

 

Et si quelque infection

Pouvait à l’occasion

Vous clouer à la chambre,

On n’en avait pas peur,

On savait se défendre

Et retrouver l’ardeur.

 

Douce France, Douce France,

Ça voulait dire aimer la vie.

Douce France, douce France,

On en profitait à l’envi.

 

Dans les parcs et jardins

Gambadaient des bambins

Jouant dans la lumière.

Les couples s’enlaçaient,

Les amis s’embrassaient

Sans la moindre barrière.

 

Les filles et les garçons

Affichaient sans façon

Leurs corps et  leurs visages.

On s’aimait au grand jour,

On s’aimait à tout âge

On célébrait l’amour.

 

Douce France, douce France,

On respirait à pleins poumons,

Douce France, douce France,

L’air du pays que nous aimons.

 

Attablés aux bistrots

Devant un apéro,

En discussions profondes,

Seniors ou étudiants

S’adonnaient librement

à refaire  le monde.

 

Et dans les cinémas

Théâtres et opéras

Dancings et salles obscures

On se pressait nombreux,

Mais on en avait cure,

On voulait être heureux.

 

Douce France, douce France,

Ça voulait dire diversité,

Douce France, riche France,

Tradition et modernité.

 

Quand un projet de loi

Mettait tout en émoi

Le monde politique,

Le peuple s’exprimait,

Chacun participait

Aux débats polémiques.

 

En ville on s’attroupait,

Des foules défilaient

Sans soucis de distance.

Aux manifestations

Se criaient en puissance

Toutes les convictions.

 

Douce France, douce France,

Ça voulait dire démocratie.

Douce France, douce France,

Ce mot n’est plus que nostalgie

 

Aujourd’hui dans les rues,

On ne circule plus

Que dans sa camisole.

Les gens sont confinés,

Les enfants sont masqués

Jusque dans les écoles.

 

Assommé de blabla,

Terrorisé par la

Propagande alarmiste,

Le peuple s’est soumis,

Le pays devient triste,

Et le ciel s’assombrit.

 

Pauvre France, pauvre France,

Toi qui faisait notre fierté.

Pauvre France, pauvre France,

On a perdu nos libertés.

 

 

 

Posté par ScienceCritique à 22:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]


06 décembre 2020

Pédagogie n’est pas propagande

 

Il va falloir faire preuve de pédagogie ! Telle est la nouvelle profession de foi de nos dirigeants, et en particulier du Premier ministre[i], pour soutenir la politique de vaccination massive de la population française, aux frais de cette dernière. (Non, ce ne sera pas gratuit, puisque les fabricants et les personnels vaccinant seront payés, par l’assurance maladie, donc par l’assuré, y compris s’il ne veut pas se faire vacciner).

Quand j’entends le mot « pédagogie », je réagis ; sans doute est-ce lié aux 40 années passées à enseigner diverses matières, surtout les mathématiques mais aussi les sciences humaines. L’intérêt pour tout ce qui concerne l’enseignement m’a conduit, en outre, au diplôme d’habilitation à diriger des recherches – plus haut diplôme de l’université française  – précisément en Sciences de l’Education.

Qu’est-ce donc que la pédagogie ?

-       Pédagogie : science de l’éducation des enfants, et par extension de l’éducation, de la formation intellectuelle des adultes (dictionnaire le Robert).

-       La pédagogie (du grec παιδαγωγία, direction ou éducation des enfants1) désigne l'art de transmettre une compétence. (Wikipédia).

La pédagogie est donc l’art, ou la science, de transmettre, un savoir, un savoir faire, un savoir être. Lorsque je faisais un cours de mathématiques, par exemple en exposant la démonstration d’un théorème important, il pouvait arriver (souvent !) que les étudiants ne comprennent pas. Il était alors du devoir de l’enseignant d’affiner son explication, donc de faire preuve de plus de pédagogie. L’étudiant devait, lui aussi, faire un effort de compréhension. Il avait bien sûr la possibilité de demander plusieurs fois des explications, mais pas de contester la validité du théorème. La pédagogie consistait à aider l’étudiant à comprendre cette vérité scientifique, non d’avoir une opinion sur elle, encore moins de la remettre en cause.

Si, en corrigeant des copies, je m’apercevais que 60% des étudiants n’avaient pas compris, la conclusion était évidente : il faudrait ré-expliquer, faire preuve de plus de pédagogie. Jamais il me serait venu à l’idée de modifier le théorème en question. Je pense que tous les enseignants des sciences exactes fonctionnent ainsi.

Dans les sciences humaines, ce n’est pas tout à fait la même chose, car il peut y avoir plusieurs approches d’un même phénomène. Il reste que celui qui transmet (le professeur) ne doute pas de ce qu’il doit transmettre et celui qui reçoit (l’élève) suppose que son professeur est sûr de ce qu’il avance.

La pédagogie concerne la manière de formuler un message pour qu’il soit bien compris ; elle ne remet pas en cause le contenu du message.

Lorsque les décideurs – politiques et sanitaires – déclarent qu’ils vont devoir faire preuve de ce qu’ils nomment pédagogie pour convaincre les Français de se faire vacciner, ils se placent en fait dans une position de professeur sachant, devant faire comprendre à son élève ignorant, ou doutant. Cela signifient donc :

  1. Ils n’ont eux-mêmes aucun doute sur l’utilité et la fiabilité de ces vaccins, et possèdent les preuves de leur certitude. Toute autre personne jouissant de la même autorité devrait dire exactement la même chose.
  2. Ils considèrent les citoyens comme ignorants, ou du moins mal informés et devant être instruits de la vérité, comme un enfant doit apprendre les opérations élémentaires de l’algèbre. En langage courant, on dirait qu’ils les prennent pour des idiots.

 

Or, aucune de ces propositions n’est vraie :

  1. Ils ne peuvent être certains que les vaccins encore en phase expérimentale présentent les garanties voulues. Nombre de professionnels de la santé, de réputation reconnue, expriment une position radicalement contraire, ou du moins un fort scepticisme.
  2. La France est une démocratie. L’avis des citoyens ne peut être considéré comme de l’ignorance. En outre, une injection dans un corps humain ne peut s’assimiler à la transmission d’une connaissance. Les citoyens ne sont ni des ignorants, ni des individus sans discernement.

Il ressort que la méthode employée, et revendiquée, par les gouvernants n’est pas la pédagogie. Il ne s’agit pas de faire comprendre une vérité dont on est certain, à des personnes qui ne la connaissent pas et aspirent à la connaître. Il s’agit d’emporter l’adhésion de personnes qui n’ont pas la même opinion, afin qu’ils acceptent de se soumettre à une injection dans leur corps d’une substance produite par un laboratoire. Non, les 61% des français[ii] qui expriment leur refus probable ou catégorique de se faire vacciner, ne sont pas des élèves qui n’ont rien compris, mais des citoyens qui affirment leur droit à disposer de leur propre corps.

Mais alors, si ce n’est pas de la pédagogie, comment qualifier cette méthode ? Prenons les mêmes références, elles nous donnent la réponse.

-       Propagande : action exercée sur l’opinion pour l’amener à avoir certaines idées politiques et sociales, à vouloir et soutenir une politique, un gouvernement, un représentant. (le Robert)

-       La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles, une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l'adoption de comportements au sein d'un public-cible (wikipédia).

 

La méthode annoncée par le Premier ministre, pour obtenir que les français se fassent tous vacciner n’est pas de la pédagogie, mais de la propagande. Nous allons être matraqués de messages jouant sur la corde émotionnelle (il y a des morts, peut-être vos grands parents) et culpabilisatrice (faites-le pour les autres), la cajolerie (c’est grâce à vous),  l’union (nous luttons tous ensemble contre un terrible ennemi), en tous lieux, en tous temps, par tous les canaux audio-visuels, afin d’écouler les stocks de vaccins déjà achetés aux laboratoires avec nos propres deniers.

 


[ii] selon un sondage IFOP-Fiducial du 26/27 novembre, pour le compte de CNEWS. D’autres sondages donnent des chiffres proches.

Posté par ScienceCritique à 12:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 novembre 2020

Le film « Hold up » est précieux pour une approche scientifique du phénomène « covid19 ».

Hold Up  est un documentaire, réalisé par un journaliste. Ce n’est pas une œuvre scientifique, ni historique. Il ne décrit pas de manière exhaustive et distanciée la crise actuelle. Il ne prétend pas à l’objectivité. Il développe des hypothèses qui peuvent être contestées. Mais c’est une immense mine d’information pour qui le regarde du regard scientifique. C’est le cas de votre serviteur.

Je ne suis pas un critique cinématographique. Porter un jugement sur les qualités cinématographiques de ce film, son rythme, ses prises de vues, l’utilisation de la musique, les intermèdes, n’est pas de mon domaine. Porter un jugement général, dire s’il doit être encensé ou banni, admiré ou interdit, disserter sur ce que ce film ne contient pas ou sur les intentions de l’auteur ne m’intéresse pas. Les détracteurs sont suffisamment nombreux à pointer les défauts, pour que je me sente dispensé de rajouter mon opinion.

Ce que je retiens, c’est la matière qu’il nous fournit et qui permet au citoyen de base d’avancer dans la compréhension du phénomène, à condition, bien sûr, de garder le bienfaisant scepticisme qui caractérise l’approche scientifique. Lorsqu’un paléontologue scientifique découvre un morceau d’os entouré de gangue, il laisse de côté ces éléments sans intérêt pour se focaliser sur la découverte qu’il vient de faire. Dans Hold up, laissons de côté les éventuelles longueurs, les discours parfois peu compréhensibles, les hypothèses que peut faire l’auteur et que l’on n’est pas obligé de partager. Mais retenons ce courageux travail de recueil de témoignages, d’interview, de chiffres et d’interventions de personnes sur des chaines de télévisions, tous documents indiscutables dont on peut se servir.

Le contenu du film

De très nombreuses personnes s’expriment lors d’interview. J’ai pris le temps de noter leurs noms et leur titre, que chacun pourra vérifier. Je les ai rassemblés dans un tableau en fin d’article. J’ai recherché leurs qualificatifs par internet et l’ai trouvé pour la quasi totalité d’entre eux, marqués dans mon tableau d’une étoile. Ces 42 personnes citées ont presque tous une profession médicale, ou un statut universitaire de haut niveau (doctorat en général). Beaucoup sont chercheurs, certains très connus dans leur spécialité, deux lauréats du prix Nobel. Plusieurs ont des mandats politiques. Ce sont donc des personnes sérieuses dont les avis peuvent être pris en compte. Seuls trois d’entre eux ne sont pas au dessus de tout soupçon de charlatanisme.

J’ai lu, depuis le visionnage du film, des dénigrements de plusieurs des intervenants (une minorité tout de même). Je n’en tiens aucun compte, me référant à la rationalité de leur parole et leur titre officiel. Lorsqu’un ancien prix Nobel, encensé autrefois pour sa découverte, est remis en cause par certains de ses collègues, cela ne veut pas dire forcément qu’il se trompe, mais peut-être qu’il n’est plus dans la « ligne officielle ». Souvenons-nous qu’Andreï Sakharov, couvert de gloire dans son pays pour être le « père de la bombe H » a été déchu de ses honneurs lorsqu’il a critiqué l’intervention de l’URSS en Afghanistan. Les occidentaux avaient été – à juste titre – scandalisés. Louis Pasteur fut largement critiqué parce qu’il n’était pas médecin ; on sait aussi qu’il s’est trompé sur divers sujets. Charles Darwin fut caricaturé en singe, Sigmund Freud conspué avant d’être adulé puis critiqué. L’histoire retient d’eux leur génie, pas leurs erreurs. Claude Bernard fut fortement critiqué pour ses expériences sur les animaux, par la SPA naissante, animée entre autre par Fanny Martin qui était aussi… l’épouse de Claude Bernard.

Le fait que Philippe Douste Blazy ait vertement critiqué le film ou que l’avocat Régis de Castelnau ait exprimé son désaccord avec d’autres intervenants, ne modifie en rien la portée de leurs interventions.

L’accusation de « complotisme » formulée par de nombreuses personnes que le film dérange, est plus un anathème qu’une analyse critique ; c’est un moyen facile de jeter à la poubelle tout ce que ce film montre et qui dérange la position officielle. Lorsqu’un film montre la fonte de la banquise – fait réel – et en déduit que les humains sont responsables de ce changement, on ne l’accuse pas de « complotisme » et on ne remet pas en cause ses images. Je ne retiens donc pas cette mise à l’index.

Les apports du film

L’enseignement essentiel confirme ce que j’écrivais dans mon premier article du  9 avril[i] : le traitement qui a été fait de la maladie covid19 par les autorités politique et médicale de notre pays n’a aucun caractère scientifique. Les gouvernants, dirigeants médicaux, journalistes diffusant l’information, défenseurs des mesures prises, ont raconté des choses fausses, se sont contredit, ont menti, n’ont pas reconnu leurs erreurs, ont essayé de faire avaler au peuple que les décisions prises n’étaient que la conséquence inéluctable d’une vérité scientifique, ce qui n’est pas vrai. Le citoyen lambda peut parfaitement s’en rendre compte. Hold Up  fournit des éléments pour conforter cette évidence. Citons les plus énormes.

On voit le ministre de la santé, médecin lui-même, affirmer en mars que le port du masque ne sert à rien, et prononcer quelque mois plus tard l’obligation de le porter. Une telle attitude prouve qu’il s’est trompé, pas qu’il a menti car il pouvait être de bonne foi. Mais quand s’est-il trompé ? A-t-il reconnu publiquement son erreur ? Qu’est-ce qui permet de dire que c’est l’affirmation la plus récente qui est la bonne ? Rien ! Faire appel à l’autorité de la science pour dire à quelques mois d’intervalle des affirmations contraires est absurde.

L’ancien ministre Douste Blazy explique très bien ce que représente la publication erronée du Lancet : il est gravissime que cette revue, référence mondiale dans le domaine ait pu faire une boulette pareille et que les décideurs politiques qui s’en sont inspirés ne soient pas revenus sur leurs décisions lorsque la publication a été retirée.

Toutes les personnes interrogées – qui sont presque toutes scientifiques reconnues même si elles sont critiquées - émettent des avis qui sont loin du discours officiel, tel qu’il est exprimé notamment par le Président de la République, plus haute référence politique du pays. Celui-ci indiquait dans son premier discours du 16 mars qu’il y avait un consensus scientifique. Les interview de Hold Up montrent que ce n’est pas le cas. Le Président a donc menti, car il savait parfaitement que ce consensus n’existait pas, puisqu’il connaissait l’avis du Professeur Raoult, sommité en la matière. Il n’y a pas de consensus, ni médical, ni intellectuel, mais une opposition ferme et diverse, tant à l’approche de la maladie qu’aux mesures qui sont prises.

Ce que  Hold Up met surtout en lumière, c’est l’orchestration  de la peur par la collusion entre les pouvoirs politique, médical et médiatique, ce que je soulignais dans mon article du 25 juin[ii]. L’hypothèse que cette peur soit utilisée sciemment pour soumettre les peuples et développer une nouvelle forme de domination, n’est pas absurde. Elle demande évidemment à être étayée.

Chacun trouvera d’autres enseignements à la lecture de ce film et portera, s’il le souhaite, un jugement général.

 

 

 

 

 

Liste des personnes interrogées, par ordre d’arrivée, avec vérification.

Prénom et nom

Titre

Vérif


Michael_Levitt

Biophysicien – prix Nobel

*

Alexandra Henrion Caude

Généticienne, dir. recherche INSERM

*

Jean-Dominique Michel

Se présente comme anthropologue de la santé

*

Silvano Trotta  

Lanceur d’alerte

*

Claude Veres

Médecin dermatologue

*

Violaine Guerin

Médecin endocrinologue

*

Gonzague Retournay

Médecin cardiologue

*

Michael Yeadon

Médecin, ancien dr scientifique de Pfizer

*

Pascal Trotta  

Médecin

*

Laurent Toubiana

Epidémiologiste expert information santé

*

Astrid Stuckelberger

Médecin, chercheuse à Genève

*

Michel Rosenzweig

Philosophe, psychanalyste

*

Monique Pinçon Charlot

Sociologue. Dir recherche CNRS

*

Dan Bensadoun

Médecin

*

Luigi Cavanna

Médecin

*

Martine Wonner

Médecin députée (ex LREM)

*

Willy Rozenbaum

Médecin, chercheur (uniquement cité)

*

Olivier Vuillemin

Métrologue

 

Didier Raoult

Professeur médecine

*

Christian Perrone

Professeur médecine

*

Philipe Douste-Blazy

Professeur méeecine-ancien ministre

*

Régis de Castelnau

Avocat

*

Carlo Alberto Brusa

Avocat

*

Valerie Bugaud 

Dr droit international

*

Bob Kennedy jr

Avocat, homme politique américain

*

Jean Bernard Fourtillan

Toxicologue, ancien prof université

*

Luc Montagnier

Prix Nobel, découvreur de VIH

*

Mohamed el Houadfi

Chercheur vétérinaire Maroc

*

Ariane Bilheran

Normalienne Dr psychologie

*

André Comte Sponville

Philosophe écrivain

*

Christine Spitz

Médecin

*

Alain Dumas

Médecin

*

Claire Deval

Médecin

 

Natacha Regensberg de Andreis

Médecin, collectif « laissons les médecins prescrire »

*

Vincent Reliquet

Médecin généraliste

*

Ahmed Wadjinny

Médecin endocrinologue

*

Alain Houpert

 Cardiologue sénateur

*

Youssouf Djonouma

Médecin du sport

*

Andry Rajoelina

Président Madagascar

*

Peter  Gøtzche 

Médecin chercheur danois

*

Miguel Barthéléry

Dr médecine moléculaire

*

Edouard Broussailian

Médecin homéopathe

*

 



[i] Le confinement n’est pas une décision à caractère scientifique.

Posté par ScienceCritique à 12:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 novembre 2020

400 000 Morts! d'où vient ce chiffre?

Pour justifier les mesures liberticides qui nous sont tombées dessus, il est annoncé 400 000 morts en France si nous « laissons le virus circuler ». Ce chiffre fait froid dans le dos, mais d’où vient-il ? De scientifiques bien sûr, comme nous l’affirme notre Président selon son habitude. Quels scientifiques et sur quels arguments se fondent-ils ? Le Président ne nous l’a pas dit. BFMTV donne une piste. Le chiffre viendrait de deux membres du conseil « scientifique » du Président, messieurs Arnaud Fontanet et Simon Cauchemez.[i] Ceux-ci expliquent « qu’il a fallu, dans le contexte français, 30.000 morts pour obtenir 5% d’immunité collective. Si on applique ce même taux de mortalité pour la suite, on s’attend à 300.000 morts pour atteindre 50% d’immunité collective et 396.000 morts pour atteindre 66% »[ii]. Je suis effaré que des mathématiciens puissent faire un tel raisonnement, qui suppose que le nombre de décès est proportionnel au nombre de personnes testées positivement.

Sans connaître le rapport entre les deux chiffres – personne ne le connaît, sans doute – on peut aisément douté qu’il soit aussi simple, pour quantité de raisons.

Au début de l’épidémie, on connaît mal, faute de tests, le nombre de personnes infectées, alors que les décès sont plus précisément connus. Le taux de létalité, rapport décès/infectés, est donc élevé. Il va naturellement baisser au fur et à mesure que l’on détectera plus d’infectés non malades, et de malades qui guérissent. Le taux de létalité va donc diminuer avec la connaissance du nombre d’infectés. Comme on ne peut pas connaître d’emblée le nombre de personnes infectées, on a recours à des projections à partir de modèles mathématiques, avec le risque d’un raisonnement « serpent qui se mord la queue » : le nombre évalué par projection est présenté comme la réalité, justifiant donc le modèle dont il est issu.

Par ailleurs, le virus ne frappe pas les personnes de la même façon, ce n’est pas une mitrailleuse qui tue toute personne qu’elle touche. Les plus fragiles décèdent les premiers, ceux qui restent résistent mieux; le nombre de personnes risquant de décéder diminue. Considérer que le nombre de morts est proportionnel au nombre d’infectés est tout à fait gratuit.

En outre, rappelons que ce qui compte ce n’est pas le nombre de morts, mais le nombre d’années de privation de vie (voir précédent article) et que, même si l’on trouve des morts plus jeunes, ce sont essentiellement des personnes très âgées qui décèdent,… un peu plus tôt que s’il n’y avait pas eu de Covid19.

Pour la petite histoire,  Simon Cauchemez a travaillé à partir de 2005 à l'université Imperial College London en tant que post-doctorant au sein de l'équipe du professeur Neil Ferguson, puis comme professeur associé (senior reader) (Wikipédia). Neil Fergusson est ce célèbre chercheur médecin britannique que avait influencé Boris Johnson, en lui prévoyant aussi un nombre immense de décès (400 000 ou plus). Pendant le confinement qu’il avait conseillé au premier ministre, il a fait venir chez lui… sa maitresse[iii], ce qui a entrainé sa démission du conseil du gouvernement.  «  Au moment du déconfinement, un article publié dans la revue américaine National Review explique que ses prédictions étaient fausses et disproportionnées. »[iv]. Neil Ferguson a reconnu, après coup : « j’ai écrit le code (des milliers de lignes de langage C non documentées) il y a plus de 13 ans pour modéliser les pandémies de grippe… », Ce qui fait dire à  UP-magazine que son estimation est  L’erreur informatique la plus dévastatrice de tous les temps. Pour un informaticien professionnel, un programme non documenté ne peut pratiquement pas être vérifié ni modifié; ce type de programme est donc proscrit autant dans les formations que dans les entreprises.

On peut, raisonnablement émettre plus que des doutes sur la prédiction, destinée surtout à motiver une décision de la part d’un dirigeant qui a manifestement perdu le contrôle. Il faut trouver des raisons de faire tenir tranquille la population à qui l’on impose des mesures catastrophiques. Rien de mieux qu’un chiffre terrifiant justifié par « les scientifiques ». Pour faire obéir un gamin revêche, on lui fait croire qu’un loup va le manger. 

 

 



[i] BFM-TV, 30 octobre. La chaine estropie d’ailleurs le nom de ce dernier en Caucherez.

[ii] Ibid.

[iv] Libération

Posté par ScienceCritique à 18:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 octobre 2020

Covid-19 : Comparaison n’est pas raison

Les diverses mesures coercitives prises par nos dirigeants pour lutter contre la maladie Covid‑19 sont-elles efficaces ? Question intéressante au moment où l’on nous annonce comme inévitable une nouvelle « restriction historique des libertés publiques, sans précédent en temps de paix »[i], comme l’ont dénoncé « le président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), Jean-Marie Burguburu, et la Défenseure des droits, Claire Hédon ». Pour tenter de justifier ces mesures, leurs défenseurs, politiques ou médiatiques invoquent ce qui se passe dans d’autres pays, en particulier en Europe. On aurait raison parce que les autres font pareil. Cette attitude panurgiste n’a évidemment rien de scientifique et fait au contraire courir le risque d’un phénomène de panique générale : on va tous ensemble se jeter dans les flammes sans se rendre compte qu’il s’agit tout simplement d’une phénomène de mimétisme.

Je voudrais montrer à quel point cette comparaison n’est pas raison, et n’apporte aucune preuve solide de la validité des mesures, en m’appuyant, une nouvelle fois, sur les chiffres solides que chacun peut trouver en pianotant sur internet. Il s’agit d’une part de la population des différents Etats ou région du monde, dont la fiabilité est exemplaire, et d’autre part des chiffres de la mortalité due à la covid19. Ces derniers peuvent être sujet à caution comme je l’ai montré dans l’article précédent, mais sont tout de même un bon indicateur de l’impact de la maladie sur la population. On peut ainsi connaître le nombre de morts par million d’habitants, chiffre qui reste de toute façon très faible partout dans le monde.[ii] 

Le pays le plus atteint est … le Pérou[iii]. Tiens, il me semblait pourtant, si j’en crois le site Pourquoi docteur [iv]qui s’appuie sur le journal péruvien La Republica, que les autorités n’ont pas fait dans la dentelle pour contraindre la population : « Ceux qui transgressent les règles imposées par l'exécutif pourront être arrêtés durant 48 h et devront payer une amende, prévient Jorge Montoya Pérez, le ministre de l'Intérieur péruvien. Les passes de football entre amis, c'est terminé !” La República rapporte que la police a désormais le droit de rentrer dans les habitations s'ils soupçonnent un rassemblement. »[v] La Belgique, deuxième pays pour ce triste chiffre, très différent à tout point de vue du Pérou, a pris elle aussi des mesures drastiques.

La France pointe en 18ème position, ce qui n’est pas si mal, juste devant… la Suède. Depuis le début de l’arrivée de la maladie, le gouvernement suédois a décidé de ne pas céder à la panique générale et de continuer à vivre normalement, avec tout de même certaines mesures sanitaires, mais pas de masques obligatoires, pas de confinement, de couvre feu et autre restrictions de la liberté. La mortalité « covid » y est inférieure à celles de l’Italie, l’Espagne, la Belgique, pays très sévères. Une amie me fait remarquer sur Facebook que la Suède est moins densément peuplée que la France et son mode de vie différent. Remarque judicieuse – j’en remercie son auteure - montrant que la comparaison ne prouve pas grand-chose. Mais alors, pourquoi nous comparer à d’autres pays tout aussi incomparables.

Le Pérou est très peu densément peuplé, contrairement à la Belgique, mais plus de la moitié son territoire de trouve en Amazonie et une autre partie importante en haute montagne. Sur les 31 millions d’habitants, 9,45 millions vivent dans la circonscription de Lima, dont 8,47 dans la seule capitale. En Suède, également, la plus grande partie de la population est concentrée sur les grands centres urbains. Les Pays Bas, qui sont le grand pays le plus dense du monde, ont une mortalité  covid deux fois plus faible que leur proche voisin belge avec qui ils partagent une culture très voisine, et une exposition océanique identique.

Les Etats Unis d’Amérique (USA) sont en 11° position pour la mortalité relative et en première pour l’absolu, étant le troisième pays le plus peuplé du monde. Dans cette république fédérale, la différence entre Etats est flagrante. Pour les 5 plus peuplés, la différence de décès pour 1 000 habitants est flagrante.  Le New York culmine à 1690, et la Californie à 439, soit 4 fois moins. La Pennsylvanie, qui partage avec le New York une longue frontière, compte 682 décès par million, deux fois et demi moins que son voisin. Quand au Wyoming, le moins peuplé de l’union, il pointe à 118, quatorze fois moins que le NY, ce qui semble normal pour un état rural. On pourra objecter que les décisions de mesures restrictives sont prises au niveau des Etats et non au niveau fédéral. C’est vrai, mais il reste que dans ce grand pays, il y a des différences énormes de mortalité, qui ne peuvent pas être dues qu’à de grandes différences culturelles. 

La France est, par contre, un pays extrêmement centralisé où la quasi totalité des décisions concernant les citoyens sont prises par l’occupant du palais de l’Elysée. La comparaison entre les départements est donc plus pertinente. Malheureusement, je n’arrive pas à trouver des chiffres à jour qui soient fiables. Je me contenterai de ceux fournis pas le site coronavirus-statistiques, avec les réserves d’usage lorsqu’on ne peut pas contrôler ses sources. De très grandes disparités existent, alors que les mesures prises sont les mêmes pour tous. Les départements à forte densité, comme Paris, sont plus touchés que les campagnards, mais le plus haut chiffre est celui de la Corse du sud (17 pour 10 000 habitants), alors que la haute Corse pointe à 2,6. Le haut Rhin (département de Mulhouse) est nettement plus touché (11,1) que son voisin le bas Rhin (6,2), de densité égale. D’autres différences inexplicables sont flagrantes.

Que peut-on déduire de ces comparaisons ? Que les comparaisons territoriales ne sont pas pertinentes et, plus profondément, que l’on n’a pas de preuve solide de l’efficacité des mesures terriblement liberticides et économiquement nuisibles. Il faut donc procéder autrement pour faire face à l’épidémie, bien réelle. Comment ? j’ai déjà dit que ce n’était pas de mon ressort, mais que « le bon sens » est de soigner les malades, dont la plupart guériront, d’accompagner ceux qui sont en fin de vie et dont la guérison n’apportera rien, et de laisser vivre les bien portants.

Face à un problème difficile à résoudre, l’attitude scientifique consiste à chercher le maximum d’information pour avancer vers la compréhension et surtout ne pas se perdre dans des fausses pistes. Le vrai scientifique n’a pas peur de dire « je ne sais pas » et ne s’aventure pas dans une recherche dont il sait qu’elle ne peut aboutir, « parce qu’il faut bien faire quelque chose ». On ne sait pas de façon solide comment se diffuse ce virus ; il y a probablement beaucoup de facteurs, la fréquence des contacts sociaux en est un, dont on ignore l’importance réelle.

L’attitude actuelle du pouvoir politico-médicale est dogmatique : on affirme qu’une solution est la bonne ; on cherche les indices qui peuvent argumenter, même faiblement, dans le sens du dogme ; on élimine les indices allant dans l’autre sens et, surtout, on fait taire, éventuellement par la force, ceux qui contredisent le dogme. Pour soutenir le dogme, le pouvoir médiatique utilise une ficelle classique : on annonce un chiffre très grand, par exemple le nombre de « cas », sans préciser de quels cas il s’agit, puis un montre en gros plan une personne, manifestement pas très âgée, qui souffre terriblement sur son lit d’hôpital. Ainsi le téléspectateur peut croire que cette personne est représentative de la population annoncée, alors qu’elle n’en est qu’un cas extrême. C’est comme si l’on montrait une plage tranquille bondée de baigneurs et ensuite quelqu’un qui se noie, sans préciser qu’il ne savait pas nager.

On ne sortira de ce piège que lorsque le peuple comprendra combien on l’a berné pour masquer une évidence : le système hospitalier actuel ne répond pas à cette illusion qu’on attend de lui : résoudre tout nouveau problème de santé qui se présente.

 

Une information qui devrait être réconfortante, et que l’on trouve sur la colonne de droite de Google, dès qu’on tape une demande incluant les mots « Covid » ou « coronavirus » :

La majorité des personnes atteintes de la COVID-19 ‎ne ressentiront que des symptômes bénins ou ‎modérés et guériront sans traitement particulier.

 

 



[ii] Wikipédia, qui cite abondamment ses sources.

[iii] Parmi les « grands » pays.

[iv] Pourquoi docteur, 18 aout. L’article s’intitule « Malgré de bonnes intentions, le coronavirus est un désastre sanitaire au Pérou ». Défense de rire !

[v] ib.

Posté par ScienceCritique à 16:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 octobre 2020

Qui meurt de la covid19 ?

 

Qui meurt de la covid19 ?

 

En ce mois d’octobre 2020, les interdictions continuent à pleuvoir sur les citoyens, en lien avec la maladie Covid19. A l’appui des décisions prises, les responsables politiques citent, comme ils l’ont fait depuis le début, des chiffres qualifiés de scientifiques, mais qui souffrent souvent d’imprécision. On entend, notamment, parler d’augmentation du nombre de « cas ». De quels cas parle-t-on ? Des personnes testées positives, des malades, des malades devant être hospitalisés, des malades nécessitant une réanimation, des personnes décédées de la covid (ou décédées et malades de la covid). Ce n’est évidemment pas la même chose.

Si l’on parle des décès, il est essentiel de connaître l’âge du décédé et son état de santé général, sinon le chiffre est peu pertinent.

 

Il est par contre des chiffres d’une fiabilité indiscutable et dont on peut tirer des conclusions très pertinentes. Pour obtenir ces chiffres, j’ai consulté les fichiers officiels de l’INSEE et fait des calculs élémentaires (moyennes et pourcentages) au moyen de tableur Excel. Il est donc possible à chacun de les vérifier, sans être spécialiste de quoi que ce soit.

 

Si cette vérification vous semble fastidieuse, vous pouvez aussi faire confiance à leur auteur - qui a pris soin de les faire contrôler par des complices méticuleux - et passer directement à la conclusion.

 

Des chiffres dont on peut tirer une conclusion par une démarche scientifique.

 

L’INSEE publie le nombre de morts chaque jour en France. Il est possible de connaître les chiffres des déces pendant la période du 1° mars au 24 aout 2020. (les données plus récentes apparaîtront plus tard). Ils sont extrêmement fiables : on sait exactement qui est mort et qui ne l’est pas ; les seules erreurs possibles sont la déclaration d’un jour plutôt que la veille ou le lendemain, ce qui n’a aucun impact sur ce qui nous concerne. On peut facilement trouver ces chiffres, ainsi que ceux des deux années précédentes aux mêmes dates, à l’adresse https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487837?sommaire=4487854. [i] Les fichiers se chargent dans un tableau Excel, avec lequel il est aisé de faire des calculs. L’INSEE fait donc bien son travail de collecte de données et de mise au service de tous les citoyens.

 

Il ressort de l’étude de ces chiffres une nette augmentation de la mortalité pendant cette période (1 mars – 24 aout) par rapport aux années précédentes, avec un pic fin mars début avril. La surmortalité par rapport à la moyenne de décès 2018-2019 est  d’environ 23 000 personnes, alors que le chiffre des décès dus au covid19, selon les sources officielles, est de 32 000, soit 9 000 de plus. Cela laisse à penser, sans que ce soit une preuve, que des décès ont été attribués à la covid19, alors que d’autres causes ont pu contribuer à la mort, voire la provoquer.

La surmortalité sur cette période est 7,97%,  par rapport à la moyenne de 2018 & 2019 pendant la même période, et de 0,035% de la population française. Il ne s’agit donc pas d’une catastrophe ravageuse pour le pays.            

 

Un autre tableau, téléchargeable à partir du même site, nous fournit des données très intéressantes : l’âge et le sexe des personnes décédées, toutes causes confondues. Ici encore la fiabilité est parfaite : en fonction de la date de naissance et de celle du décès on peut déterminer l’âge très précisément.  Quant au sexe, la marge d’erreur est négligeable.

Chez les femmes décédées pendant la période 1/3/2020 – 28/08/2020 (de la covid19 ou autre) 60% avaient plus de 85 ans, et 90% plus de 65 ans. Chez les hommes, ces chiffres descendent  à 81% et 36% ; la différence n’est pas due au sexisme du virus, mais au fait que les femmes vivent plus longtemps. Ce sont donc surtout des personnes âgées qui sont mortes, ce qui est dans la nature des choses : plus on vieillit, plus on risque de mourir.

 

La surmortalité par rapport à la moyenne des années 18-19, est elle aussi très significative. Parmi les femmes, 102% de cette surmortalité est attribuée aux plus de 65 ans, dont 72% aux plus de 85 ans; pour les hommes, ces chiffres sont de 103% et 50%. Comment se fait-il qu’il y des pourcentages supérieurs à 100% ? Tout simplement parce que, pendant la période donnée, il y a eu une sous-mortalité chez les moins de 65 ans, pour diverses raisons dont la baisse des accidents de la route. Le chiffre de surmortalité est du exclusivement aux plus de 65ans, des deux sexes. Cette surmortalité étant très probablement (pas sûrement à 100%) due à l’épidémie de coronavirus, on peut conclure que la morbidité de cette maladie est essentiellement due à l’âge et plus particulièrement au grand âge.  Pendant la période considérée, il y a eu en France une baisse de 725 décès chez les moins de 50 ans. Si donc il y a eu, dans cette tranche d’âge, des morts dues à la covid19, elles ne doivent pas être très nombreuses.

Le chiffre important n’est pas le nombre de décès, mais le nombre d’années de perte de vie.

Les propos précédents pouvant paraître cyniques, il est utile de dire que l’auteur de ces lignes fait partie des plus de 65ans, et se rapproche à grand pas des plus de 85. Il est donc bien placé pour en parler. Est-il moins grave de mourir lorsqu’on est âgé ? évidemment oui. C’est pour cela qu’il est absurde de compter les morts à l’unité, lorsqu’il s’agit de mort par maladie, autrement dit sans qu’il y ait une cause humaine. Le bon concept est la perte d’espérance de vie, et plus encore de vie en bonne santé.  L’espérance de vie est une donnée statistique fiable, qui donne un âge estimé (mais non certain) de décès, en se basant sur la moyenne de la population.

En France, actuellement, l’espérance de vie à 85 ans est de 6 ans et 1 mois pour les hommes, 7 ans et 7 mois pour les femmes[ii]. Cette même espérance de vie à 20 ans est de 63 ans. Cela signifie qu’une personne qui meurt à 85 ans perd « en moyenne » 6 ans et demi d’espérance de vie, alors que celle qui meurt à 20 ans perd 63 ans, soit dix fois plus.

Poussons plus loin l’analyse des chiffres. L’âge moyen des français et de 42,9 années (43,3 pour les femmes, 40,5 pour les hommes). A cet âge, l’espérance de nombre d’années de vie est d’environ 44 ans. A 65 ans, âge dépassé par la plupart des victimes de la surmortalité, il est d’environ 23 ans.

La surmortalité en 2020, due essentiellement à la covid19 est donc beaucoup plus faible si on l’exprime en nombre d’années perdues qu’en nombre de décès. Un calcul un peu plus compliqué, dont je vous fais grâce, donne une perte d’années de vie égale à 0,0085% de l’espérance totale de la population française. [iii]

Conclusions 

Que peut-on déduire de ces chiffres énoncés avec la froideur propre à toute approche scientifique, en particulier statistique ?

  1. Que l’épidémie de covid19 est bien réelle et a provoqué des décès.
  2. Que la surmortalité en 2020 par rapport aux deux années précédentes est très faible. (0,035% de la population française).
  3. Qu’elle concerne presque exclusivement des personnes de plus de 65 ans, dont les deux tiers de plus de 85 ans, ce que le Président de la République a confirmé dans son discours du 14 octobre.
  4. Que l’impact sur l’espérance de vie des français est extrêmement faible (de l’ordre de 0,0085%).
  5.  

On est donc vraiment très loin d’une catastrophe nationale. Le climat de terreur développé et entretenu ne correspond pas à la réalité de l’impact sur notre pays.

 

Ces chiffres n’indiquent pas s’il fallait ou nom imposer un confinement, le port du masque, la fermeture des bars, l’interdiction des fêtes, mariages et manifestations publiques, un « couvre feu » … et dégrader pour longtemps l’économie du pays. De telles décisions ne relèvent pas d’une démarche scientifique, mais de choix politiques. Quittant pour un instant la rigueur et la froideur de celui qui examine les chiffres indiscutables, je me prononce en tant que citoyen, ayant largement dépassé les trois quarts de son espérance de vie : NON, il était absolument déraisonnable d’avoir pris de telles mesures catastrophiques pour tenter, sans certitude, de lutter contre un phénomène sanitaire de très faible impact.



[i]  Charger les fichiers « décès quotidiens » et « décès quotidiens par âge sexe et lieu ». Suivant votre ordinateur, prenez la version qui vous convient. Les chiffres seront les derniers mis à jours, un peu différents de ceux que j’ai utilisés. 

[ii] Tous ces chiffres peuvent se trouver sur le site INSEE. Leur fiabilité est absolue

[iii] Le nombre d’années de vie espérées de la population française est le produit de l’âge moyen par l’espérance de vie à cet âge, soit 2 880  millions d’années. Depuis les dix dernières années, ce chiffre a augmenté d’environ 6 millions par an. La perte totale d’espérance de vie due à la surmortalité « covid19 » est la somme, pour chaque tranche d’âge, du produit du nombre de décès par l’espérance de vie à cet âge, soit  environ 250 000 années, moins d’un vingtième de l’augmentation naturelle. La maladie a donc très légèrement fait baisser l’augmentation de l’espérance de vie (0,0085% environ).

 

Posté par ScienceCritique à 18:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]