ScienceCritique : Réflexions sur l'usage de la science

01 juillet 2022

Youtube vient de me censurer

Youtube vient de me censurer, en supprimant l’accès à une vidéo, remplacée par la phrase laconique : «Cette vidéo a été supprimée, car elle ne respectait pas le règlement de la communauté YouTube » 

D’un côté, je suis honoré d’être logé à la même enseigne que des personnes célèbres, savants, médecins, politiciens engagés, ou… président des Etats-Unis. Mais je suis par ailleurs perplexe sur les motifs conduisant à dire que cette vidéo ne respecte pas le règlement de la communauté.

Précisons le but de cette très modeste composition musicale, pour ceux qui n’ont pas l’intention de l’écouter  ou d’en lire les paroles en bas de texte). Je voulais simplement exprimer, pour mes amis et ceux qui me font le plaisir de me lire, les raisons pour lesquelles j’ai décliné l’offre faite de m’injecter gratuitement un produit présenté comme un vaccin contre la récente maladie dénommée Covid-19. Gratuitement n’est d’ailleurs pas tout à fait exact, puisque je paye, par le truchement de l’assurance maladie, que j’accepte l’offre ou non.

Je me suis donc précipité sur le règlement de Youtube, facilement accessible, pour tenter de comprendre. Je trouve une longue liste d’interdits, qui me semblent de bon aloi : pas d’appel à la violence, de contre-vérités, de contenus à caractère pornographiques, de diffamation, de racisme et autres entorses à la bienséance. Je suis totalement en accord avec ces restrictions, qui ne concernent pas ma chanson. Une rubrique suscite mon intérêt : « politique de désinformation médicale sur la Covid-19 ». J’en épluche la longue liste et ne voit toujours pas, pas plus que dans l’autre rubrique intitulée « politique de désinformation sur les vaccins ».

Cette chansonnette exprime une prise de position personnelle avec les raisons, tout aussi personnelles, qui la motivent. Le style, ainsi que l’air populaire utilisé, montrent clairement qu’il ne s’agit pas d’un argumentaire scientifique mais d’une expression de type artistique. L’auteur – qui n’est pas médecin mais se réclame scientifique - s’exprime et ne démontre rien.

Il n’y a aucune volonté de prosélytisme, ni de dénigrement de ceux qui font un autre choix que moi ; au contraire, le dernier couplet exprime que je ne suis pas « anti-vax » et pense que c’est à chacun décider.

Le contenu des autres couplets n’affirme pas de contre-vérité :

-       La maladie « tue moins d’une fois sur mille et surtout les plus fragiles » : VRAI ;

-        On n’a pas prouvé que la vaccination limite la contagion. VRAI à l’époque, encore plus vrai maintenant.

-       « On entend tout et son contraire ». VRAI à l’époque, les mêmes personnes affirmant que le masque ne sert à rien, pour le rendre obligatoire deux mois plus tard. D’autres informations contradictoires ont abondamment circulé.

-       La vaccination coûte très cher. Personne ne le conteste, surtout pas les autorités qui ont au contraire affirmé qu’on la mènerait « à tout prix ».

 

J’ajoute que la vaccination Covid-19 n’est pas obligatoire en France. Le Président de la République a bien exprimé l’envie d’emm… les non-vaccinés, mais a fait comprendre plus tard que sa parole avait dépassé sa pensée. Le pass vaccinal a été suspendu le 14 mars 2022.  Mon propos, certes minoritaire, n’est donc pas contraire à la loi.

Qu’y a-t-il donc de gênant dans ces quelques lignes chantées avec les moyens du bord ? Je ne sais pas puisque Youtube ne m’a pas donné d’explications, et donc, fidèle à l’esprit scientifique, je n’affirmerai rien. Mais je peux légitimement faire une hypothèse. J’exprime ma décision ferme de rester propriétaire de ma santé et seul in fine, à décider d’accepter, ou non, l’injection que l’on me propose avec insistance. Les couplets donnent MES raisons de cette décision, en ne prétendant pas du tout qu’elle est la bonne pour tout le monde. C’est sans doute là que mon propos est jugé subversif : un citoyen en pleine possession de ses moyens n’adhère pas au dogme qui s’est abattu sur notre monde depuis l’arrivée de ce rétrovirus, et que l’on peut résumer à deux axiomes :

-       Ledit virus provoque une maladie qui menace tous les humains et met en péril l’humanité elle-même.

-       La vaccination de TOUS est la seule réponse à ce monstrueux fléau.

Alors, oui, comme beaucoup de gens, et de plus en plus, je n’adhère pas à ce dogme, qui n’a aucune base scientifique sérieuse, et réaffirme que mon corps m’appartient et que la gestion de ma santé est une prérogative personnelle. J’affirme avec la même conviction que les autres citoyens sont mes égaux et décident s’ils le veulent, d’adhérer au dogme et de demander la vaccination qu’ils jugent leur être utile. J’accepte que le coût de cet acte soit à la charge de la communauté, et donc en partie de la mienne.

 

Ma santé m’appartient

 

Je n’me ferai pas injecter 

Ce qu’ils appellent un vaccin

Je n’suis pas un cobaye à tester,

Ma santé m’appartient.

 

Me vacciner contr’ la covid

Qui tue moins d’une fois sur mil,

Surtout parmi les plus fragiles,

Serait carrément stupide.

 

Paraît que c’est pour protéger

Les autres de la contagion.

Mais on n’a aucune confirmation

Que ça va vraiment changer.

 

 

Ça nous coûte un pognon de dingue,

Plus que les minimas sociaux.

C’est tout bénef’    pour les labos,

Mais c’est le peuple qui trinque.

 

On entend tout et son contraire

De la part des autorités

Politiques et sanitaires.

Où donc est la vérité ?

 

Non !

Je ne suis pas un anti-vaccin.

C’est à chacun de décider

S’il doit, ou non se fair’ piquer.

Moi, ma santé m’appartient.

 

Bruno Décoret

 

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28 janvier 2022

Personne « à risque ».

A l’heure où le « passe vaccinal » voté par l’assemblée nationale fait débat et suscite des oppositions, il n’est pas rare qu’un consensus se fasse entre certains partisans et opposants : il faudrait vacciner les « personnes à risque » appelés également « les plus fragiles ».

Gardant, autant que possible, l’attitude scientifique, je me pose naturellement la question : quelle population désignent ces deux expressions. Telle que la notion est présentée, on pourrait croire à une partition binaire de la population en deux parties disjointes : les « à risque » et les autres, que l’on désignera donc par « non à risque ».  Ce n’est évidemment pas le cas. Que ce soit pour la COVID-19 ou une autre maladie, le risque de la développer n’est pas 0 ou 1, mais se mesure par un nombre compris entre 0 et 1, une probabilité. Pour en parler, il est nécessaire de se poser (au moins) quatre questions :

  1. De quel risque s’agit-il ?
  2. Quelles sont les données qui permettent d’évaluer ce risque.
  3. Comment cette évaluation permet-elle d’agir pour diminuer ce risque et avec quel degré d’efficacité ?
  4. Qui décidera l’application auprès de chaque individu de ces mesures ?

1°) Quel risque ?

J'en vois au moins six.

  1. Risque d’être contaminé par le virus.
  2. Risque d’être malade.
  3. Risque d’être très malade et de devoir être hospitalisé
  4. Risque d’être hospitalisé en réanimation.
  5. Risque de mourir.
  6. Risque de contaminer d’autres personnes.

Le risque 1 est sans intérêt : être l’hôte d’un virus non dangereux n’est pas un problème. Les risques 2, 3, 4, 5 concernent l’individu, le 6 la société. Chercher à les prévenir n’est donc pas du même ordre. 

2°) Les données permettant d’évaluer.

Dans tous les cas,  le risque est évalué par une simple division du nombre les personnes qui ont déjà subi le sinistre (maladie, décès…) par la population totale. C’est un truc élémentaire de calcul des probabilités. Par exemple, on évalue le risque de mourir d’un accident d’avion à 0,0000054%, en divisant le nombre d’accident pas le nombre de vols.

 

-       Pour évaluer le risque 1, il est nécessaire d’avoir des tests, donc d’aller chercher une information qui n’a pas d’intérêt en soi. Cette recherche a conduit à un excès de tests, qui est pénible (notamment pour les enfants) et coûte très cher.

-       Le risque d’être malade, ou gravement malade (2 -3) s’évalue de deux manières : soit risque absolu (nombre de malades par population) soit relatif (nombre de malades légers/ graves par nombre d’infectés).

-       Il en est de même du risque de mourir, mais pour cela, il faudra distinguer entre mort à cause de la maladie ou mort avec la maladie, ce qui n’est pas facile. Par ailleurs la probabilité de décès devra être relativisée à la probabilité tout court de mourir à un moment donné, qui augmente considérablement avec l’âge.

-       Quand au risque de contamination, il ne peut être évalué que de manière générale, au niveau de grandes populations, et non d’un individu précis. En effet, le nombre et le type de contact influent très fortement le risque de transmettre. Un politicien qui serre des mains et prend des bains de foule peut contaminer plus qu’un berger dans sa montagne.

3°) Pourquoi l’évaluation du risque ?

Celle-ci est surtout intéressante pour essayer de diminuer, voire d’annuler le risque en question, ce que l’on a fait pour les accidents de la route, grâce à la ceinture de sécurité et l’airbag entre autres. Dans le cas qui nous intéresse, c’est évidemment la vaccination qui est en jeu et la question est la suivante : le fait d’être vacciné diminue-t-il le risque (1..6) et cette diminution est-elle plus forte chez certaines catégories de personnes ; est-elle en particulier fonction de l’âge.

Je crois pouvoir dire qu’il y a un relatif consensus sur plusieurs points :

-       Diminuer le risque 1 n’a pas d’intérêt. On ne vaccine pas contre le rhume de cerveau.

-       La vaccination a peu, voire pas du tout, d’impact sur le risque 6 (contagion).

-       Le risque 5 (décès) étant de plus en plus faible, la question de le diminuer encore se pose. Est-ce cela justifie de vacciner toute une population ?

-       On n’a pas de données fiables sur la diminution du risque 2 (être malade) mais on sait que le risque existe toujours. On sait aussi qu’il existe des méthodes de soin qui aident à triompher de la maladie.

-       Les risques 3 et 4 (gravement malade, éventuellement en réanimation) sont eux notoirement diminués. Ce sont les seuls qui peuvent justifier la vaccination. 

La question devient alors : est-il performant d’être vacciné pour éviter d’être, éventuellement, très malade et réanimé, et cette question varie-t-elle avec certains critères, dont l’âge, et le surpoids ? Pour y répondre, il faudra ajouter que la vaccination n’est pas une opération banale et que l’on doit aussi essayer d’évaluer les risques qu’elle représente. Ce n’est pas facile, pour les mêmes raisons qu’invoquées plus haut : ne pas confondre « problème après vaccination » et problème à cause de la vaccination ». Mais on ne peut pas raisonnablement affirmer que la vaccination est sans risque.

4°) Décision

On aborde le sujet de fond : compte tenu de l’analyse brève qui précède - en la complétant par des données plus savantes - qui doit prendre la décision de vacciner une personne ? Qui décide que le risque pour elle d’être très malade, et la promesse de l’être moins, justifient cette injection qui présente elle aussi un risque ? Qui décide que cette même personne est « à risque », autrement dit, courant un risque nettement plus probable et plus grave si elle ne se vaccine pas. Est-ce la personne elle-même, comme dans toute situation médicale ? Est-ce son, ou ses médecins ? Est-ce le pouvoir social ? Le passe vaccinal, qui est une obligation déguisée comme le dit le ministre de la Santé, renvoie à la troisième réponse : le pouvoir social décide qui doit être vacciné et selon quels critères. Bien sûr, il n’aura pas la possibilité (et le désir) d’affiner les critères et sera tenté d’en garder un seul : l’âge. On arrivera à l’équation : « personne à risque » = « personne "plus fragile" » = "personne âgée de plus de x années". Il s’agit d’une simplification à outrance qui nie tout simplement la diversité de la nature humaine, qui fait que chaque personne est unique, en toute circonstance, y compris dans la réaction qu’elle peut avoir à l’invasion par un virus.

Point de vue personnel.

Je remercie les autorités politiques et médicales de m’informer qu’un virus circule, qu’il peut devenir dangereux et me rendre très malade. Je les remercie de me préciser que le risque augmente nettement avec l’âge. Je remercie les divers médecins qui m’ont conseillé le vaccin, en tenant compte précisément de mon âge. Je leur demande de ne pas exercer une pression sur moi pour me faire prendre la décision qu’ils jugent la bonne. Surtout, je leur demande (et j’aimerais pouvoir l’exiger) d’accepter que ce moi, et moi seul, qui prenne in fine la décision en question, et qu’ils veuillent bien la respecter. 

 

 

 

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24 juin 2021

Propagande vaccination

Le dernier « spot» de propagande[i] diffusé sur les chaines de télévision[ii] – payé par le budget public – est un nouvel exemple de manipulation, de tricherie avec la science et les principes fondamentaux de la médecine.

Le titre annonce déjà la couleur : « A chaque vaccination, c’est la vie qui reprend ». La suite montre, en alternance, des personnes de tous âges qui viennent avec joie se faire piquer le bras, et des scènes montrant la réouverture de lieux de rencontre tels que les théâtres, les restaurants, amphithéâtres, etc. Tout se fait dans la joie et la bonne humeur, et une voie off prononce une injonction au spectateur : « faisons-nous tous vaccinés ».

L’objectif de ce montage par alternance et juxtaposition est clair : allécher le spectateur en stimulant son envie d’un retour à la vie normale, pour lui faire accepter un acte médical invasif et présentant un risque réel, même s’il est prétendu faible. Le procédé est bien connu des publicitaires qui montrent une voiture dans un cadre idyllique, en général avec une jolie femme pour attirer la clientèle masculine. Le spectateur associe l’achat de la voiture au désir de se promener dans un environnement magnifique en aimable compagnie.

Utiliser ce processus – acceptable dans le cadre d’une démarche commerciale – devient moralement très discutable lorsqu’il s’agit de l’injection dans son corps d’un produit destiné à agir sur le système immunitaire. Le citoyen est pris pour un enfant que l’on va récompenser par une sortie dans un parc d’attraction s’il a été sage quand on lui a piqué les fesses.

Ce procédé argumentaire, agissant au niveau émotionnel en promettant une récompense à l’acte de soumission, est contraire à une démarche scientifique. Celle-ci doit, en effet, démontrer le rapport direct existant entre l’acte – médical ou autre – et la récompense promise. La prise de paracétamol calmera votre douleur dentaire ou autre, et l’on peut vous expliquer par quel mécanisme. L’acte très invasif, voire douloureux, d’une implantation dentaire vous permettra de manger correctement. La vaccination contre la fièvre jaune si vous devez vous rendre dans un pays où sévit cette maladie mortelle vous permettra de rester en vie.

Il n’en est rien dans le cas présent. La ré-ouverture des théâtres, des restaurants, des amphis et autres lieux de rencontre, est une décision humaine, politique, qui ne se déduit pas du tout de la vaccination. Pour des raisons politiques il a été décidé – entre autre - de fermer des lieux de rencontre, pour répondre à la saturation des hôpitaux. Ces décisions ne reposaient sur aucune démonstration scientifique – ce qui ne veut pas dire qu’elles n’étaient pas justifiées par d’autres motifs.  Des seuils ont été fixés, de manière tout à fait arbitraire, en deçà desquels on autorisera la ré-ouverture. C’est la décision des autorités qui conduit à cette réouverture, pas la somme des vaccinations. Les deux actes de vaccination et de fermeture/ouverture des lieux sociaux sont totalement indépendants, sans relation de causalité. C’est la décision politique qui les connecte, pas la science.

La supercherie scientifique se double d’une sérieuse entorse à la tradition médicale. Un traitement, qu’il soit pharmacologique, chirurgical ou autre a comme objectif d’apporter un soin à celui qui le reçoit, ou à prévenir une maladie ou une nuisance éventuelle. Le vaccin fait partie du deuxième cas : on vaccine quelqu’un pour diminuer le risque de subir une certaine maladie, ou limiter les effets de ladite maladie. Or le « spot » donne comme motivation de se faire vacciner – démarche individuelle – la ré-ouverture de lieux publics – récompense collective. Le corps du citoyen vaccinable est considéré comme un élément d’un troupeau qu’il faut traiter, et non comme celui d’un être humain unique auquel on ne devrait infliger un traitement invasif (même modestement) que dans le strict intérêt de cette personne humaine. 

Le spot se termine par l’affirmation péremptoire « tous vaccinés, tous protégés » avant de préciser « pour le moment, même vaccinés continuons à appliquer les gestes barrières et porter le masque ». La contradiction entre ces deux affirmations est flagrante et montre une fois de plus qu’il s’agit d’un outil de propagande et non d’une explication scientifique sur l’utilité d’un vaccin. 

Il est une science humaine fort utile pour comprendre ce qui se passe : la psychologie sociale, avec notamment deux notions qu’elle a longuement étudiées : le conformisme et la soumission à l’autorité[iii]. L’autorité politique a eu l’astucieuse idée de faire référence à « la science » pour convaincre, et empêcher la contestation de ses décisions. La formidable puissance de propagande, le martellement constant des injonctions avec référence à la science, et les techniques de manipulations on enclenché le mécanisme de soumission à l’autorité, celle de la « science » et celle du pouvoir politique démocratiquement élu. Le conformisme a pris le relais. Il devient dès lors très difficile de résister à cette double pression : on va se faire vacciner parce que tout le monde le fait et parce que, après, on pourra enfin aller au café ou au cinéma et faire la bise à sa grand-mère. Et on fera facilement le raccourci de raisonnement : c’est parce que je me suis fait vacciner que je peux profiter de la vie culturelle et embrasser mes grands parents. La vaccination n’est plus un acte médical mais un label autorisant à reprendre la vie sociale : ce qui importe, c’est le QR code que l’on obtient après la piqure.

On n’est plus du tout dans l’univers de la science mais dans celui de la pensée magique. Le vaccin a le statut de la célèbre potion du druide Panoramix. Cette croyance atteints des sommets chez certains intellectuels pourtant brillants. Par exemple Monsieur Bernard Pivot déclarait le 4 janvier 2021 : « Dans un sondage national, à la question : "Vous feriez-vous vacciner contre la connerie ?", il n'y aurait pas 100% de "oui", parce que les cons voteraient "non". »[iv] Mais, au fait, lui, se ferait-il vacciner ? Oui, évidemment puisqu’il n’est pas con (il en est convaincu). Mais pourquoi se faire vacciner contre la connerie si l’on n’est pas con et qu’on ne risque pas de le devenir ? Si monsieur Pivot avait deux sous de culture logique, il détecterait le paradoxe de sa boutade, et il ne sortirait pas un telle … connerie.

 

 

 

 



[i] Action systématique exercée sur l'opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social (Le Larousse)

 

[iii] On citera notamment les célèbres expériences de Stanley Milgram sur la distribution de chocs électriques.

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29 avril 2021

Vacciner les personnes très âgées est une escroquerie scientifique.

« Une famille landaise a porté plainte contre X pour "homicide involontaire" après la mort d'un septuagénaire qui avait été vacciné 12 jours plus tôt contre le Covid-19 ». (France info 24/04/2021) « Ce retraité âgé de 75 ans, habitant des Landes, n'avait aucun problème de santé lorsqu'il a reçu le vaccin Pfizer, d'après ses proches. »

Le duc d’Edimbourg, époux de la reine Elisabeth II, a été hospitalisé en janvier peu après être vacciné. Il est décédé le 17 avril à presque 100 ans.

Madame Marie-Claudine Fourrier était en janvier la doyenne du département de Saône et Loire, à l’âge de 110 ans. Le journal local titrait « Elle est en bonne santé ». Elle est décédée 5 jours après avoir été vaccinée.

Ces trois événements incitent à se poser une question : la vaccination de ces personnes a-t-elle provoqué leur décès ou contribué à le provoquer ?

Je ne peux faire de commentaire sur les aspects affectifs et juridiques du premier décès, ni sur les raisons qui ont conduit le mari de la reine d’Angleterre à se faire vacciner à plus de 99 ans, et très fatigué de surcroit. Je me bornerai à un regard scientifique sur le troisième événement : la vaccination d’une dame de 110 ans, qui décédera 5 jours plus tard. Cet acte est une aberration médicale et une escroquerie scientifique.

C’est une aberration médicale.

Un vaccin, comme un médicament, ne doit être  administré à une personne que dans son intérêt propre, après évaluation du rapport bénéfice/risque et recueil du consentement éclairé de la personne. Or une personne de 110 ans est fragile, elle peut décéder pour une cause très légère comme une chute, qui n’aurait aucun impact sur une personne jeune. La piqure et l’injection d’un vaccin sont des actes agressifs qui peuvent rompre l’équilibre précaire d’un vieillard. Le risque était donc important. Que dire du bénéfice pour une personne qui a peu de chances de contracter la maladie et a, par contre, une forte probabilité de décéder dans un avenir proche et ne profitera que très peu de l’éventuel bénéfice du vaccin. L’hypothèse que la vaccination ait contribué au décès de cette madame Fourrier est donc recevable, même si elle est difficilement prouvable.

C’est une escroquerie scientifique.

Lorsque l’on vaccine une personne très âgée, on sait à l’avance deux évidences : d’une part si elle décède peu après on pourra facilement dire qu’elle n’est pas morte des suites de la vaccination ; d’autre part si elle survit, on ne saura pas si le vaccin lui a permis de vivre un peu plus longtemps, et donc a été efficace pour elle. On sait donc, avant de faire ce geste, que l’on n’aura aucun moyen de vérifier sa pertinence et sa nocivité. C’est absolument contraire à la démarche scientifique qui exige, avant le début d’une action, que l’on annonce ce qui pourra permettre de dire que c’est un succès ou un échec. Lorsqu’on envoie un appareil pour se poser sur Mars, c’est clair : s’il atterrit (ou « amarsit »)  c’est un succès, s’il se crash c’est un échec.

Cette escroquerie se double d’une mauvaise foi évidente puisque ceux qui vaccinent, ou ordonnent le vaccin, savent parfaitement ce que je viens d’énoncer et qu’ils pourront par conséquent se dédouaner si la personne meurt et n’apporteront jamais la preuve de l’efficacité du vaccin si elle vit encore.

De quoi est décédée madame Fourrier ?

Sans la connaître, on peut donner la réponse : elle est morte de vieillesse, comme sans doute Philippe d’Edimbourg et d’autres grands vieillards que l’on a vaccinés. Lorsqu’on est si âgé, un rien peut provoquer le décès, et ce rien peut être une légère chute, une bouchée mal avalée, une contrariété, une piqure de guêpe, … ou de seringue. Les avoir vaccinés est une expérimentation sur la personne humaine, contraire à toute éthique médicale et toute rigueur scientifique.

On sait que la moitié des personnes déclarées mortes de la Covid19 en France l’an dernier avaient plus de 85 ans[i]. On peut donc, en reprenant le raisonnement précédent, douter que le virus soit la seule raison de leur décès.

Comparons donc ces deux affirmations, qui circulent un peu partout :

-       Une personne très âgée meurt, atteinte de la Covid19 : elle est  morte à cause de la Covid19.
-       Une personne très âgée meurt après vaccination : elle est  morte parce qu’elle est âgée.

On voit nettement qu’elles ne sont logiquement pas cohérentes l’une avec l’autre. L’attitude scientifique consisterait à traiter les deux cas de la même manière : la cause principale du décès est l’âge, le virus ou le vaccin n’étant que des causes additionnelles dont le caractère décisif est possible mais non prouvé.

Pourquoi a-t-on procédé à cette absurdité ?

A partir du moment ou l’on avait décidé de vacciner tout le monde et de le faire par ordre inverse de l’âge, il était logique de commencer par les plus âgés. Il devenait alors impossible de se poser la question essentielle avant chaque vaccination : cette opération est-elle vraiment profitable pour la personne que l’on va piquer, et uniquement pour elle ?

En science, lorsque on arrive à une absurdité à la suite d’un processus rationnel, c’est que le point de départ était faux. En mathématique, on utilise souvent ce genre de raisonnement appelé « preuve par l’absurde ».

Dans le cas qui nous intéresse, les prémisses qui ont conduit à la réalisation absurde sont essentiellement les deux suivantes :

  1. Il n’existe pas d’autre méthode que la vaccination pour répondre à la maladie Covis19.
  2. La vaccination doit être pratiquée sur toute la population selon l’ordre inverse de l’âge (les plus âgés en premier).

Le raisonnement précédent montre que ces deux prémisses étaient fausses, ce que beaucoup de personnes avaient exprimé dès le début, parmi lesquelles votre serviteur.

  1. Il y a d’autres manières de répondre à cette maladie. D’une part la plupart des gens la vaincront sans symptôme grâce à leur système immunitaire. Ensuite, pour ceux qui seront malades, il existe des méthodes thérapeutiques dont le rapport bénéfice/risque est excellent ; enfin le système hospitalier pouvait être stimulé beaucoup plus afin de répondre aux cas graves et éviter les décès évitables.
  2. Le principe de vacciner toute une population humaine est une erreur du point de vue méthodologique autant que moral. Toute action thérapeutique sur un être humain ne peut être faite que dans son intérêt personnel et en évitant toute nuisance inutile sur sa personne.

On ne traite pas des humains comme de simples éléments d’une population.

L’erreur fondamentale, depuis le début, est d’avoir appliqué à des humains des méthodes qui s’appliquent à des objets ou éventuellement à des populations animales. Un être humain est un sujet unique qui ne peut être réduit à un membre d’une population. Toute approche scientifique doit en tenir compte. Cela n’interdit pas de faire des études statistiques et démographiques ; leurs résultats seront utiles pour la connaissance des mécanismes humains. Mais lorsqu’on agit sur une personne, par exemple en injectant un produit artificiel dans son corps, on doit s’assurer de sa participation consciente éclairée et volontaire, en tant que sujet pensant et non en tant qu’objet d’étude ou d’expérience.  



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18 février 2021

Il n’y a pas eu de forte sur-mortalité en France en 2020

En octobre 2020, au vu des chiffres disponibles, j’avais montré que la surmortalité annoncée comme conséquence de la covid-19 était sans doute exagérée[i].

Maintenant, alors qu’on dispose des chiffres réels des décès pendant l’année 2020, plusieurs études montrent qu’il n’y a pas d’explosion des décès, dus à l’épidémie, bien au contraire.

C’est ce qu’exprime le site covidinfo.net le 27 janvier :

« Même surmortalité en 2020 qu’en 2015 selon les derniers chiffres de l’INSEE : +7,3 %. L’espérance de vie 2020 est plus élevée que celle de 2015. »

De même le démographe Hervé Le Bras[ii] nous indique-t-il le 9 février sur BFMTV : « L'épidémie n'aura pas une incidence très forte sur la mortalité ».

L’étude la plus intéressante, est celle diligentée par mon amie Dominique Beudin[iii] dont je recommande la lecture sur son blog : « Analyse comparative de la mortalité en France de 2010 a 2020 ». Ce travail satisfait aux exigences de la science exacte : données sûres (celles de l’INSEE) démonstration rigoureuse, précisée en annexe, ce qui permet au lecteur de vérifier par lui-même la véracité de ce qui est avancé.

En étudiant la mortalité des dix années précédentes, cette étude montre que, comparée à la moyenne des années 2010…2019, et compte tenu de l’augmentation de la population, l’année 2020 présente en fait une sous-mortalité de 2 600 personnes.  Si l’on prend comme référence, au lieu de la moyenne, la seule année 2017, on obtient une sur-mortalité de 6 500 personnes ; celle-ci passe à 28 700 si l’on prend comme référence 2019, qui était une année peu mortelle.

L’auteure conclut :

« Les chiffres précédents sont à rapprocher de celui, annoncé par les autorités sanitaires, du nombre de décès dus à la covid-19, soit plus de 60 000. D’où peut venir cet excès variant entre 62 600 et 43 000 ? Les chiffres sur lesquels nous nous appuyons sont indiscutables et nos calculs, reproductibles, aisément vérifiables. On peut donc se questionner sur le décompte du nombre de décès déclarés  « covid-19 ». En effet, si la détermination du décès est précise (on est vivant ou mort) sa cause est beaucoup plus sujet à imprécision. Deux biais peuvent apparaître :

-       D’une part, une confusion entre « mort à cause de la covid » et « mort en présence du coronavirus responsable de la covid ».[iv]

-       D’autre part, pour beaucoup de personnes décédées très âgées, leur décès serait intervenu dans l’année en l’absence de pandémie covid-19.

-        

…l’hypothèse "60 000 personnes sont décédées en 2020, uniquement à cause de l’infection par le coronavirus covid-19" est invraisemblable. »

La manipulation des chiffres est-elle due à de l’incompétence, une volonté de dramatiser la situation pour justifier les mesures, ou à un véritable complot destiné à soumettre les peuples. Je ne peux pas trancher le débat par une argumentation scientifique mais, comme on dit dans les romans policiers : « on n’écarte aucune hypothèse ».

 



[ii] Chercheur émérite à l’INED (institut national d’études démographiques). Il a affiché une attitude très critique envers Didier Raoult.

[iii] Membre, comme moi-même, de l’association en formation ALARMeS, qui regroupe des mathématiciens professionnels et des personnes ayant une haute compétence en mathématiques. Cette association s’est donnée pour mission d’étudier de façon critique les publications faisant références aux mathématiques, en particulier utilisant des nombres.

[iv] Un document de l’OMS, intitulé « LIGNES DIRECTRICES INTERNATIONALES POUR LA CERTIFICATION ET LA CLASSIFICATION (CODAGE) DES DÉCÈS DUS A LA COVID-19 », précise que :« La COVID-19 doit être inscrite sur le certificat médical de décès pour TOUTES les personnes décédées lorsque cette maladie a causé ou contribué au décès, ou est soupçonnée de l’avoir fait. »

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29 janvier 2021

Perles pseudo-scientifiques.

Depuis le 9 avril 2020 où j’ai commencé ce blog, je me suis attaché à déceler les références à « la science » qui ne répondent pas à la rigueur scientifique. La période actuelle, depuis l’engouement pour la vaccination, a généré un grand nombre de perles pseudo scientifiques. Certains proviennent de personnes officielles et je citerai leur origine. Les autres ont été entendues au fil des conversations, ou en écoutant les chaines de télévision, la citation sera impossible, mais le lecteur pourra certainement trouver des références du même ordre. 

1°) Justifier la vaccination  parce qu’on est en présence d’un cataclysme mondial.

Par exemple, le docteur Willem[i], invoque « le risque d’être rattrapé par le virus qui terrorise l’humanité depuis douze mois et nous prive de plusieurs libertés. » Il développe ensuite tout un argumentaire très construit conduisant à une évidence : il FAUT se faire vacciner.

L’ennui est que ce raisonnement repose sur une prémisse fausse.

Officiellement, il y a eu  2,1 millions de morts de la covid19, depuis un peu moins d’un an (et probablement moins car ce chiffre indique les personnes décédées, porteuses du virus et non mortes à cause du virus) pour une population mondiale de 7,7 milliards, soit 0,027%.  Ajoutons que 93% avaient passé 65 ans. Si l’on rapporte ces chiffres à une ville de 6 000 habitants comme Prades, dont le maire est M. Castex, cela fait moins de 2 décès. Supposons que, l’an dernier, deux habitants de Prades de plus de 65 ans soient décédés  d’une nouvelle maladie ; je ne crois pas qu’on aurait fermé les bars, demandé à la population de rester chez elle et qu’on exigerait la vaccination de tous.

Précisons en outre que ce n’est pas le virus qui nous prive de liberté, mais les décisions politiques (justifiées ou non). 

« On a affaire à un virus diabolique et beaucoup plus intelligent qu’on ne le pense », nous dit le professeur Delfraissy  (bfmtv  24/01/2021 à 20:06.) Le président du « conseil scientifique » serait-il devenu démonologue ? Quelle définition nous donne-t-il de l’intelligence ? Un vrai scientifique qui s’exprime au nom de sa science se doit d’utiliser un vocabulaire approprié.  Mais dans cette interview à BFMTV, il s’agit bien plus de faire peur aux auditeurs, comme on le faisait autrefois en invoquant Satan, que de parler en scientifique.

Non, le nouveau coronavirus n’est pas un envoyé du diable pour terroriser l’humanité.

2) Argumenter que les vaccins, en général, ayant permis de faire régresser les maladies, il faut absolument accepter l’actuel.

Le professeur Alain Fischer a utilisé lui-même cet argument. Le très sérieux Journal International de Médecine, dans un article se questionnant sur l’obligation vaccinale cite François De Closets :

« Si les États avaient laissé les citoyens libres d’accepter ou de refuser l’injection, la menace variolique serait toujours présente et la vaccination resterait indispensable. » (JIM 23/01/2021)

Raisonnement typiquement faux, parce qu’il suppose que les vaccins sont parfaits, totalement efficaces et sans risque. Appliquons le raisonnement aux médicaments :

Les médicaments ont, globalement une efficacité indiscutable, donc il faut les accepter tous, comme le Médiator par exemple, et en toute circonstance. C’est évidemment faux : les excellents médicaments pour lutter contre l’hypertension sont dangereux pour les hypotendus, et les anti-inflamatoires proscrits pour les ulcères à l’estomac.

L’article cité note d’ailleurs un peu plus loin qu’il est absurde de comparer la variole et la covid. Autant comparer la dangerosité d’un tigre à celle d’un chat.

3) Culpabiliser les personnes qui n’envisagent pas de se faire vacciner en les traitant d’égoïstes.

C’est le fameux « faites-le pour les autres ». Indépendamment de la question morale, cette position pose deux questions scientifiques :

D’une part, elle considère le groupe humain (le pays) comme un troupeau uniforme dont les individus n’ont pas d’intérêt propre. Cela peut s’appliquer à un ensemble d’objets, à la rigueur d’animaux comme pour la vache folle. Mais ce n’est pas acceptable dans une science dont l’objet est l’être humain. On connaît l’influence immense de la conviction du patient pour que le traitement, ou le vaccin, soit efficace.

Il faudrait être sûr que la vaccination bloque la contagion, ce qui n’est pas le cas, de l’aveu des concepteurs des vaccins type Pfizer, et du professeur Fischer. Sur le site Atlantico, le biologiste Claude Alexandre Gustave va plus loin et affirme :  « ni la vaccination, ni un nouveau confinement ne nous sauveront du Covid dans les mois à venir ». 

4) Prétendre que les personnes ne souhaitant pas se faire vacciner n’ont en fait pas compris, et qu’elles changeront d’avis lorsqu’on leur aura expliqué.

C’est ce que dit, avec une grande clarté Alain Fischer dès le mois de décembre : « Que 50 % de la population exprime des doutes sur la vaccination, je considère que c'est légitime, compte tenu du contexte de grande nouveauté dans le développement de ces vaccins. Mais notre responsabilité collective c’est qu’on réponde à ces hésitations pour que les gens puissent à nouveau réfléchir de façon informée et dans ce contexte-là accepter cette vaccination »,  (La voix du nord 12/12/ 2020)

La fin de la citation est claire : les gens qui doutent se feront vacciner quand ils auront compris. Fischer parle comme un professeur de physique qui constate que ses étudiants n’ont pas compris le mouvement des planètes, mais pigeront lorsqu’ils auront travaillé la question. Sauf que les effets du vaccin n’ont pas du tout le même caractère scientifique que les lois de la gravitation. 

5) Utiliser l’argument d’autorité « les scientifiques ».

« Les scientifiques estiment qu'il faut confiner le pays rapidement. Mais le nombre de cas n'est pas aussi élevé qu'au moment du deuxième confinement ». Les écho 25 janvier

On a entendu jusqu’à la nausée cette référence aux « scientifiques » prononcée comme un mantra. Or il n’y a aucun consensus dans la communauté des scientifiques reconnus pour leur compétence dans le domaine. Rappelons au passage que la médecine est une discipline (fort utile) utilisant des données scientifiques mais n’est pas une science.

J’arrête ici pour aujourd’hui, mais il y a encore beaucoup de perles à trouver. Malgré la catastrophe qui découle de la mauvaise utilisation de la science, il peut être distrayant d’en rire.



[i] Médecin qui s’est beaucoup intéressé aux médecines « naturelles ».

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04 janvier 2021

Pourquoi un raisonnement scientifique me conduit à ne pas solliciter de vaccination covid19.

 

Vas-tu te faire vacciner ? On m’a plusieurs fois posé la question ces derniers jours. J’ai aussi été sollicité par mel pour répondre à la question : pour ou contre le vaccin ? (il fallait répondre par « oui » ou « non ».) J’entends sur les chaines de télévision qu’il y aurait deux catégories de français : les pro-vaccin et les anti-vaccin, le but du gouvernement et des médias étant de faire diminuer la deuxième catégorie jugée trop nombreuse.

Ces questions tranchantes à réponse binaire sont beaucoup trop simplificatrices du phénomène vaccinal tel qu’il se présente actuellement.  

Il y a en fait toute une cascade de questions imbriquées les unes dans les autres :

  1. Les vaccins sont-ils utiles et si oui, présentent-ils des dangers ?
  2. Les vaccins que l’on nous propose actuellement contre la maladie covid19 présentent-ils un intérêt et si oui, lequel ?
  3. Le gouvernement doit-il rendre ce vaccin obligatoire pour tous les français, et, à défaut, imposer certaines restrictions à ceux qui ne seront pas vaccinés.
  4. Vais-je demander à être vacciné, vais-je refuser si on me le propose ou me l’impose.

Je vais essayer d’y répondre, en gardant l’esprit scientifique auquel je me suis référé sur ce blog.

1°) «  Jenner invente la vaccination, Louis Pasteur invente le vaccin » [i]. Le principe utilisé lors de la vaccination est parfaitement clair du point de vue scientifique et les résultats obtenus en terme de santé sont suffisamment probants pour que la réponse à cette première question soit « oui ». On ne peut pas pour autant éliminer les risques que représente la vaccination. Il est donc toujours nécessaire d’évaluer le rapport entre les effets positifs et les éventuels effets négatifs, comme d’ailleurs pour les médicaments. Pour la plupart des vaccins obligatoires contre les grands fléaux, les avantages pour la personne vaccinée sont très nettement supérieurs aux éventuels inconvénients. En outre, le développement de la vaccination participe à la régression de la maladie, jusqu’à son éventuelle éradication.

 

2°) Il n’en est pas de même pour les actuels vaccins contre la covid19, tels qu’ils nous sont décrits.

La maladie covid19 n’est pas grave du tout. Son taux de létalité avoisine 0,05%, contre plus de 50% pour la fièvre jaune, par exemple, contre laquelle il existe un vaccin très efficace.  Les personnes infectées par le virus peuvent ne pas être malades, ou être incommodées pendant un temps court. Les formes plus graves conduisent très rarement – voire jamais - à la mort chez des sujets en bonne santé, et pas trop âgés. La surmortalité est faible, et la perte d’espérance de vie de la population extrêmement faible, comme je le montrais dans un précédent article[ii].

 

Les vaccins actuellement disponibles, fabriqués en un temps record par les laboratoires, sont peu efficaces et présentent certains inconvénients, si l’on en croit  le très sérieux site Vidal.fr[iii], qu’on ne peut pas soupçonner d’être « anti-vaccin », concernant le vaccin Pfizer.

-       Le vaccin est efficace, « pour prévenir les formes symptomatiques légères à modérées de COVID-19, dans 52% des cas après une injection, et 95% après la deuxième injection, moins de deux mois après la première. »

-       On n’a pas démontré son efficacité pour les formes graves, ainsi que pour les personnes de plus de 75 ans (les plus susceptibles d’être gravement malades).

-       La toxicité (sic !) est « … plus intense chez les personnes de moins de 56 ans et après la seconde injection : fatigue, maux de tête, courbatures, frissons, douleurs articulaires, fièvre, etc. ». Ce n’est pas rien.

-       On ne sait rien sur « la durée de l’immunité conférée,… la protection des personnes les plus à risque de formes sévères, l’impact sur la transmission du virus par les personnes vaccinées, ou la toxicité à long terme. »

Le Vidal conclu avec un certain aplomb : « Si les données présentées semblent justifier une mise à disposition en urgence de ce vaccin, des études complémentaires seront rapidement nécessaires, ainsi qu’un dispositif de vaccinovigilance pour compenser le faible recul de l’étude C4591001. »

 

Autrement dit, il faut absolument mettre à disposition un vaccin peu efficace, ne protégeant pas les gens qui en ont besoin, légèrement toxique,  dont la durée de protection est inconnue dont on ignore s’il empêchera la contagion.

 

Concernant le vaccin Oxford-Astrazeneca,[iv] Vidal.fr est carrément sceptique dans son article s’intitulant : « rien ne sert de partir à point si c'est pour se perdre en route… ». Il est noté : « Aucune conclusion ne peut être tirée sur l’efficacité de [ce vaccin] chez les personnes âgées de plus de 55 ans ou souffrant de comorbidités (quasi absentes des essais analysés), ni envers la prévention des formes graves ou asymptomatiques, ni sur la durée de l’immunité conférée. »

 

Le Vidal n’est pas le seul a exprimer ces réserves. La présidente de la Haute Autorité de Santé, Dominique Le Guludec, l’a confirmé à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV ce 4 janvier. "Nous ne savons pas si ce vaccin [pfizer] empêche de transmettre le virus. (…) L’intérêt est d’arrêter la transmission, or aujourd’hui nous n’avons pas ces données. Nous ne savons absolument pas si le vaccin permet de ne pas être contagieux"[v].

Jean-Michel Pawlotsky, virologue de l'hôpital Henri-Mondor (Val-de-Marne), estime, quant à lui « qu’en théorie, un patient immunisé peut contaminer une autre personne. Mais dans les faits, c’est peu probable »[vi]. On ne peut pas trouver meilleur aveu de la non-scientificité du traitement de l’épidémie.

 

L’attitude scientifique, au contraire, conduit à différer l’utilisation de ces deux vaccins et à continuer les recherches pour augmenter les performances et la durée d’action et diminuer les effets douloureux. Il est urgent de prendre son temps.

3°) Compte tenu de ce qui précède, il est absurde scientifiquement de passer à une vaccination de masse obligatoire. Indépendamment des questions de droit, une telle obligation ne peut être justifiée que si l’intérêt pour les individus et pour la population est immense et clairement démontré, et les effets négatifs négligeables. Aucune de ces conditions n’étant réalisée, la réponse à notre troisième question est, évidemment : NON ! C’est d’ailleurs l’avis du président de la République tel qu’il l’a exprimé le 4 décembre 2020.[vii]

4°) Il est maintenant facile de répondre à cette question. Non, dans l’immédiat, je ne solliciterai pas d’être vacciné par les vaccins contre la codid-19 actuellement disponibles. Je m’opposerai à toute tentative d’obligation, directe ou déguisée. Si dans un avenir qui ne peut être proche, un vaccin mieux adapté est proposé et si je crains pour ma santé, je ré-examinerai la question. Je constate que je fais partie de la majorité des français, si l’on en croit un récent sondage Odoxa pour le Figaro « la population reste quand même en majorité réfractaire à la vaccination avec un taux de refus de 58 %. Soit une augmentation de 8 points par rapport au mois précédent ». Je note avec amusement le commentaire du président d’Odoxa, Gaël Sliman : «Chose incroyable, en France, plus les scientifiques censés vanter la vaccination parlent des vaccins, et moins les Français veulent se faire vacciner!».  Mais, non, M.Sliman, ce n’est pas étonnant ! Une majorité des français ont compris que les « scientifiques » qui vantent la vaccination ne suivent absolument pas un raisonnement scientifique. Une fois de plus, je constate avec satisfaction que le bon sens populaire résiste à la propagande prétendue « scientifique ».



[ii] ScienceCritique, octobre 2020.

[iii] Vidal.fr, le 10 décembre 2020. Je vous conseille de lire l’article lui-même.

[v] Cité par Femme actuelle

[vi] ibidem

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28 décembre 2020

Intermède poétique : Le temps d'avant confinement.

Chanson nostalgique, à écouter sur Youtube,

En hommage à Charles Aznavour et sa sublime Bohème.

 

Je vous parle du temps

MiniatureYoutubeD’avant confinement

Dont certains se souviennent.

La France en ce temps-là

Fleurissait ça et là

D’une joie citoyenne,

 

Et si quelque infection

Pouvait à l’occasion

Vous clouer à la chambre,

On n’en avait pas peur,

On savait se défendre

Et retrouver l’ardeur.

 

Douce France, Douce France,

Ça voulait dire aimer la vie.

Douce France, douce France,

On en profitait à l’envi.

 

Dans les parcs et jardins

Gambadaient des bambins

Jouant dans la lumière.

Les couples s’enlaçaient,

Les amis s’embrassaient

Sans la moindre barrière.

 

Les filles et les garçons

Affichaient sans façon

Leurs corps et  leurs visages.

On s’aimait au grand jour,

On s’aimait à tout âge

On célébrait l’amour.

 

Douce France, douce France,

On respirait à pleins poumons,

Douce France, douce France,

L’air du pays que nous aimons.

 

Attablés aux bistrots

Devant un apéro,

En discussions profondes,

Seniors ou étudiants

S’adonnaient librement

à refaire  le monde.

 

Et dans les cinémas

Théâtres et opéras

Dancings et salles obscures

On se pressait nombreux,

Mais on en avait cure,

On voulait être heureux.

 

Douce France, douce France,

Ça voulait dire diversité,

Douce France, riche France,

Tradition et modernité.

 

Quand un projet de loi

Mettait tout en émoi

Le monde politique,

Le peuple s’exprimait,

Chacun participait

Aux débats polémiques.

 

En ville on s’attroupait,

Des foules défilaient

Sans soucis de distance.

Aux manifestations

Se criaient en puissance

Toutes les convictions.

 

Douce France, douce France,

Ça voulait dire démocratie.

Douce France, douce France,

Ce mot n’est plus que nostalgie

 

Aujourd’hui dans les rues,

On ne circule plus

Que dans sa camisole.

Les gens sont confinés,

Les enfants sont masqués

Jusque dans les écoles.

 

Assommé de blabla,

Terrorisé par la

Propagande alarmiste,

Le peuple s’est soumis,

Le pays devient triste,

Et le ciel s’assombrit.

 

Pauvre France, pauvre France,

Toi qui faisait notre fierté.

Pauvre France, pauvre France,

On a perdu nos libertés.

 

 

 

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06 décembre 2020

Pédagogie n’est pas propagande

 

Il va falloir faire preuve de pédagogie ! Telle est la nouvelle profession de foi de nos dirigeants, et en particulier du Premier ministre[i], pour soutenir la politique de vaccination massive de la population française, aux frais de cette dernière. (Non, ce ne sera pas gratuit, puisque les fabricants et les personnels vaccinant seront payés, par l’assurance maladie, donc par l’assuré, y compris s’il ne veut pas se faire vacciner).

Quand j’entends le mot « pédagogie », je réagis ; sans doute est-ce lié aux 40 années passées à enseigner diverses matières, surtout les mathématiques mais aussi les sciences humaines. L’intérêt pour tout ce qui concerne l’enseignement m’a conduit, en outre, au diplôme d’habilitation à diriger des recherches – plus haut diplôme de l’université française  – précisément en Sciences de l’Education.

Qu’est-ce donc que la pédagogie ?

-       Pédagogie : science de l’éducation des enfants, et par extension de l’éducation, de la formation intellectuelle des adultes (dictionnaire le Robert).

-       La pédagogie (du grec παιδαγωγία, direction ou éducation des enfants1) désigne l'art de transmettre une compétence. (Wikipédia).

La pédagogie est donc l’art, ou la science, de transmettre, un savoir, un savoir faire, un savoir être. Lorsque je faisais un cours de mathématiques, par exemple en exposant la démonstration d’un théorème important, il pouvait arriver (souvent !) que les étudiants ne comprennent pas. Il était alors du devoir de l’enseignant d’affiner son explication, donc de faire preuve de plus de pédagogie. L’étudiant devait, lui aussi, faire un effort de compréhension. Il avait bien sûr la possibilité de demander plusieurs fois des explications, mais pas de contester la validité du théorème. La pédagogie consistait à aider l’étudiant à comprendre cette vérité scientifique, non d’avoir une opinion sur elle, encore moins de la remettre en cause.

Si, en corrigeant des copies, je m’apercevais que 60% des étudiants n’avaient pas compris, la conclusion était évidente : il faudrait ré-expliquer, faire preuve de plus de pédagogie. Jamais il me serait venu à l’idée de modifier le théorème en question. Je pense que tous les enseignants des sciences exactes fonctionnent ainsi.

Dans les sciences humaines, ce n’est pas tout à fait la même chose, car il peut y avoir plusieurs approches d’un même phénomène. Il reste que celui qui transmet (le professeur) ne doute pas de ce qu’il doit transmettre et celui qui reçoit (l’élève) suppose que son professeur est sûr de ce qu’il avance.

La pédagogie concerne la manière de formuler un message pour qu’il soit bien compris ; elle ne remet pas en cause le contenu du message.

Lorsque les décideurs – politiques et sanitaires – déclarent qu’ils vont devoir faire preuve de ce qu’ils nomment pédagogie pour convaincre les Français de se faire vacciner, ils se placent en fait dans une position de professeur sachant, devant faire comprendre à son élève ignorant, ou doutant. Cela signifient donc :

  1. Ils n’ont eux-mêmes aucun doute sur l’utilité et la fiabilité de ces vaccins, et possèdent les preuves de leur certitude. Toute autre personne jouissant de la même autorité devrait dire exactement la même chose.
  2. Ils considèrent les citoyens comme ignorants, ou du moins mal informés et devant être instruits de la vérité, comme un enfant doit apprendre les opérations élémentaires de l’algèbre. En langage courant, on dirait qu’ils les prennent pour des idiots.

 

Or, aucune de ces propositions n’est vraie :

  1. Ils ne peuvent être certains que les vaccins encore en phase expérimentale présentent les garanties voulues. Nombre de professionnels de la santé, de réputation reconnue, expriment une position radicalement contraire, ou du moins un fort scepticisme.
  2. La France est une démocratie. L’avis des citoyens ne peut être considéré comme de l’ignorance. En outre, une injection dans un corps humain ne peut s’assimiler à la transmission d’une connaissance. Les citoyens ne sont ni des ignorants, ni des individus sans discernement.

Il ressort que la méthode employée, et revendiquée, par les gouvernants n’est pas la pédagogie. Il ne s’agit pas de faire comprendre une vérité dont on est certain, à des personnes qui ne la connaissent pas et aspirent à la connaître. Il s’agit d’emporter l’adhésion de personnes qui n’ont pas la même opinion, afin qu’ils acceptent de se soumettre à une injection dans leur corps d’une substance produite par un laboratoire. Non, les 61% des français[ii] qui expriment leur refus probable ou catégorique de se faire vacciner, ne sont pas des élèves qui n’ont rien compris, mais des citoyens qui affirment leur droit à disposer de leur propre corps.

Mais alors, si ce n’est pas de la pédagogie, comment qualifier cette méthode ? Prenons les mêmes références, elles nous donnent la réponse.

-       Propagande : action exercée sur l’opinion pour l’amener à avoir certaines idées politiques et sociales, à vouloir et soutenir une politique, un gouvernement, un représentant. (le Robert)

-       La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles, une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l'adoption de comportements au sein d'un public-cible (wikipédia).

 

La méthode annoncée par le Premier ministre, pour obtenir que les français se fassent tous vacciner n’est pas de la pédagogie, mais de la propagande. Nous allons être matraqués de messages jouant sur la corde émotionnelle (il y a des morts, peut-être vos grands parents) et culpabilisatrice (faites-le pour les autres), la cajolerie (c’est grâce à vous),  l’union (nous luttons tous ensemble contre un terrible ennemi), en tous lieux, en tous temps, par tous les canaux audio-visuels, afin d’écouler les stocks de vaccins déjà achetés aux laboratoires avec nos propres deniers.

 


[ii] selon un sondage IFOP-Fiducial du 26/27 novembre, pour le compte de CNEWS. D’autres sondages donnent des chiffres proches.

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21 novembre 2020

Le film « Hold up » est précieux pour une approche scientifique du phénomène « covid19 ».

Hold Up  est un documentaire, réalisé par un journaliste. Ce n’est pas une œuvre scientifique, ni historique. Il ne décrit pas de manière exhaustive et distanciée la crise actuelle. Il ne prétend pas à l’objectivité. Il développe des hypothèses qui peuvent être contestées. Mais c’est une immense mine d’information pour qui le regarde du regard scientifique. C’est le cas de votre serviteur.

Je ne suis pas un critique cinématographique. Porter un jugement sur les qualités cinématographiques de ce film, son rythme, ses prises de vues, l’utilisation de la musique, les intermèdes, n’est pas de mon domaine. Porter un jugement général, dire s’il doit être encensé ou banni, admiré ou interdit, disserter sur ce que ce film ne contient pas ou sur les intentions de l’auteur ne m’intéresse pas. Les détracteurs sont suffisamment nombreux à pointer les défauts, pour que je me sente dispensé de rajouter mon opinion.

Ce que je retiens, c’est la matière qu’il nous fournit et qui permet au citoyen de base d’avancer dans la compréhension du phénomène, à condition, bien sûr, de garder le bienfaisant scepticisme qui caractérise l’approche scientifique. Lorsqu’un paléontologue scientifique découvre un morceau d’os entouré de gangue, il laisse de côté ces éléments sans intérêt pour se focaliser sur la découverte qu’il vient de faire. Dans Hold up, laissons de côté les éventuelles longueurs, les discours parfois peu compréhensibles, les hypothèses que peut faire l’auteur et que l’on n’est pas obligé de partager. Mais retenons ce courageux travail de recueil de témoignages, d’interview, de chiffres et d’interventions de personnes sur des chaines de télévisions, tous documents indiscutables dont on peut se servir.

Le contenu du film

De très nombreuses personnes s’expriment lors d’interview. J’ai pris le temps de noter leurs noms et leur titre, que chacun pourra vérifier. Je les ai rassemblés dans un tableau en fin d’article. J’ai recherché leurs qualificatifs par internet et l’ai trouvé pour la quasi totalité d’entre eux, marqués dans mon tableau d’une étoile. Ces 42 personnes citées ont presque tous une profession médicale, ou un statut universitaire de haut niveau (doctorat en général). Beaucoup sont chercheurs, certains très connus dans leur spécialité, deux lauréats du prix Nobel. Plusieurs ont des mandats politiques. Ce sont donc des personnes sérieuses dont les avis peuvent être pris en compte. Seuls trois d’entre eux ne sont pas au dessus de tout soupçon de charlatanisme.

J’ai lu, depuis le visionnage du film, des dénigrements de plusieurs des intervenants (une minorité tout de même). Je n’en tiens aucun compte, me référant à la rationalité de leur parole et leur titre officiel. Lorsqu’un ancien prix Nobel, encensé autrefois pour sa découverte, est remis en cause par certains de ses collègues, cela ne veut pas dire forcément qu’il se trompe, mais peut-être qu’il n’est plus dans la « ligne officielle ». Souvenons-nous qu’Andreï Sakharov, couvert de gloire dans son pays pour être le « père de la bombe H » a été déchu de ses honneurs lorsqu’il a critiqué l’intervention de l’URSS en Afghanistan. Les occidentaux avaient été – à juste titre – scandalisés. Louis Pasteur fut largement critiqué parce qu’il n’était pas médecin ; on sait aussi qu’il s’est trompé sur divers sujets. Charles Darwin fut caricaturé en singe, Sigmund Freud conspué avant d’être adulé puis critiqué. L’histoire retient d’eux leur génie, pas leurs erreurs. Claude Bernard fut fortement critiqué pour ses expériences sur les animaux, par la SPA naissante, animée entre autre par Fanny Martin qui était aussi… l’épouse de Claude Bernard.

Le fait que Philippe Douste Blazy ait vertement critiqué le film ou que l’avocat Régis de Castelnau ait exprimé son désaccord avec d’autres intervenants, ne modifie en rien la portée de leurs interventions.

L’accusation de « complotisme » formulée par de nombreuses personnes que le film dérange, est plus un anathème qu’une analyse critique ; c’est un moyen facile de jeter à la poubelle tout ce que ce film montre et qui dérange la position officielle. Lorsqu’un film montre la fonte de la banquise – fait réel – et en déduit que les humains sont responsables de ce changement, on ne l’accuse pas de « complotisme » et on ne remet pas en cause ses images. Je ne retiens donc pas cette mise à l’index.

Les apports du film

L’enseignement essentiel confirme ce que j’écrivais dans mon premier article du  9 avril[i] : le traitement qui a été fait de la maladie covid19 par les autorités politique et médicale de notre pays n’a aucun caractère scientifique. Les gouvernants, dirigeants médicaux, journalistes diffusant l’information, défenseurs des mesures prises, ont raconté des choses fausses, se sont contredit, ont menti, n’ont pas reconnu leurs erreurs, ont essayé de faire avaler au peuple que les décisions prises n’étaient que la conséquence inéluctable d’une vérité scientifique, ce qui n’est pas vrai. Le citoyen lambda peut parfaitement s’en rendre compte. Hold Up  fournit des éléments pour conforter cette évidence. Citons les plus énormes.

On voit le ministre de la santé, médecin lui-même, affirmer en mars que le port du masque ne sert à rien, et prononcer quelque mois plus tard l’obligation de le porter. Une telle attitude prouve qu’il s’est trompé, pas qu’il a menti car il pouvait être de bonne foi. Mais quand s’est-il trompé ? A-t-il reconnu publiquement son erreur ? Qu’est-ce qui permet de dire que c’est l’affirmation la plus récente qui est la bonne ? Rien ! Faire appel à l’autorité de la science pour dire à quelques mois d’intervalle des affirmations contraires est absurde.

L’ancien ministre Douste Blazy explique très bien ce que représente la publication erronée du Lancet : il est gravissime que cette revue, référence mondiale dans le domaine ait pu faire une boulette pareille et que les décideurs politiques qui s’en sont inspirés ne soient pas revenus sur leurs décisions lorsque la publication a été retirée.

Toutes les personnes interrogées – qui sont presque toutes scientifiques reconnues même si elles sont critiquées - émettent des avis qui sont loin du discours officiel, tel qu’il est exprimé notamment par le Président de la République, plus haute référence politique du pays. Celui-ci indiquait dans son premier discours du 16 mars qu’il y avait un consensus scientifique. Les interview de Hold Up montrent que ce n’est pas le cas. Le Président a donc menti, car il savait parfaitement que ce consensus n’existait pas, puisqu’il connaissait l’avis du Professeur Raoult, sommité en la matière. Il n’y a pas de consensus, ni médical, ni intellectuel, mais une opposition ferme et diverse, tant à l’approche de la maladie qu’aux mesures qui sont prises.

Ce que  Hold Up met surtout en lumière, c’est l’orchestration  de la peur par la collusion entre les pouvoirs politique, médical et médiatique, ce que je soulignais dans mon article du 25 juin[ii]. L’hypothèse que cette peur soit utilisée sciemment pour soumettre les peuples et développer une nouvelle forme de domination, n’est pas absurde. Elle demande évidemment à être étayée.

Chacun trouvera d’autres enseignements à la lecture de ce film et portera, s’il le souhaite, un jugement général.

 

 

 

 

 

Liste des personnes interrogées, par ordre d’arrivée, avec vérification.

Prénom et nom

Titre

Vérif


Michael_Levitt

Biophysicien – prix Nobel

*

Alexandra Henrion Caude

Généticienne, dir. recherche INSERM

*

Jean-Dominique Michel

Se présente comme anthropologue de la santé

*

Silvano Trotta  

Lanceur d’alerte

*

Claude Veres

Médecin dermatologue

*

Violaine Guerin

Médecin endocrinologue

*

Gonzague Retournay

Médecin cardiologue

*

Michael Yeadon

Médecin, ancien dr scientifique de Pfizer

*

Pascal Trotta  

Médecin

*

Laurent Toubiana

Epidémiologiste expert information santé

*

Astrid Stuckelberger

Médecin, chercheuse à Genève

*

Michel Rosenzweig

Philosophe, psychanalyste

*

Monique Pinçon Charlot

Sociologue. Dir recherche CNRS

*

Dan Bensadoun

Médecin

*

Luigi Cavanna

Médecin

*

Martine Wonner

Médecin députée (ex LREM)

*

Willy Rozenbaum

Médecin, chercheur (uniquement cité)

*

Olivier Vuillemin

Métrologue

 

Didier Raoult

Professeur médecine

*

Christian Perrone

Professeur médecine

*

Philipe Douste-Blazy

Professeur méeecine-ancien ministre

*

Régis de Castelnau

Avocat

*

Carlo Alberto Brusa

Avocat

*

Valerie Bugaud 

Dr droit international

*

Bob Kennedy jr

Avocat, homme politique américain

*

Jean Bernard Fourtillan

Toxicologue, ancien prof université

*

Luc Montagnier

Prix Nobel, découvreur de VIH

*

Mohamed el Houadfi

Chercheur vétérinaire Maroc

*

Ariane Bilheran

Normalienne Dr psychologie

*

André Comte Sponville

Philosophe écrivain

*

Christine Spitz

Médecin

*

Alain Dumas

Médecin

*

Claire Deval

Médecin

 

Natacha Regensberg de Andreis

Médecin, collectif « laissons les médecins prescrire »

*

Vincent Reliquet

Médecin généraliste

*

Ahmed Wadjinny

Médecin endocrinologue

*

Alain Houpert

 Cardiologue sénateur

*

Youssouf Djonouma

Médecin du sport

*

Andry Rajoelina

Président Madagascar

*

Peter  Gøtzche 

Médecin chercheur danois

*

Miguel Barthéléry

Dr médecine moléculaire

*

Edouard Broussailian

Médecin homéopathe

*

 



[i] Le confinement n’est pas une décision à caractère scientifique.

Posté par ScienceCritique à 12:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]